Pa­ris, la mise aux points ?

Aujourd'hui en France - - SPORTS - FRÉ­DÉ­RIC GOUAILLARD

UN PEU MOINS de deux se­maines après avoir été se­coué, étouf­fé et fi­na­le­ment es­to­qué par Mo­na­co (3-1), ce PSG sus­cite l’en­vie d’être re­vu. Les doutes qui ont es­cor­té ce re­vers sur­prise sont tou­jours vi­vaces, et la ca­pa­ci­té d’Unai Eme­ry, l’en­traî­neur pa­ri­sien, à rec­ti­fier le tir ce soir face à Saint-Etienne se­ra scru­tée de près. Af­fir­mer que le PSG est dé­jà à un car­re­four de sa sai­son est au­tant lié au conte­nu de la dé­faite mo­né­gasque qu’à l’im­mi­nence de la réc e pt i o n d’ Ar s e - nal, mar­di soir, pour le pre­mier ren­dez-vous de la Ligue des cham­pions. En cas de re­vers contre les Verts, la pres­sion qui s’exer­ce­rait sur le tech­ni­cien basque se­rait alors pro­por­tion­nelle à la dé­fla­gra­tion sus­ci­tée par l’en­chaî­ne­ment de deux dé­faites.

Une telle mésa­ven­ture n’est plus ar­ri­vée au PSG de­puis dé­cembre 2014 et les re­vers à Bar­ce­lone (3-1 en Ligue des cham­pions) puis à Guin­gamp (1-1 en Ligue 1). Mais à l’époque, Laurent Blanc et son staff j ouis­saient d’un cré­dit qu’Eme­ry et ses ad­joints ne peuvent en­core re­ven­di­quer. Il faut se mé­fier des em­bal­le­ments mé­dia­tiques et rap­pe­ler que l’ar­ri­vée d’un en­traî­neur dans un nou­veau club n’est ja­mais simple. Pour preuve, après trois jour­nées lors de la sai­son 2013-2014, le PSG de Blanc ne comp­tait que cinq points, soit un d e moi n s q u e c e l u i d ’ E mer y au­jourd’hui.

Mais le Fran­çais n’avait pas per­du (deux nuls et une vic­toire), et on sait que la dé­faite ins­tille tou­jours plus de doutes dans l’es­prit des di­ri­geants, sur­tout à Pa­ris. Pour re­lan­cer la ma­chine, Eme­ry a ci­blé les manques et confir­mé qu’il sou­haite ins­tal­ler Ver­rat­ti dans un rôle d’ani­ma­teur du jeu pa­ri­sien.

« Il faut amé­lio­rer la dis­ci­pline tac­tique, aus­si bien of­fen­sive que dé­fen­sive, as­sène l’en­traî­neur pa­ri­sien. Nous avons bien tra­vaillé dans ce do­maine en dé­but de sai­son, mais nous l’avons un peu per­du. » Pour res­ser­rer les lignes, le coach basque ne pour­ra pas comp­ter sur son ca­pi­taine Thia­go Sil­va qui fi­nit de se re­mettre de sa bles­sure à la hanche.

Eme­ry se­ra aus­si être pri­vé de S e r g e Au­ri e r ( c he­vi l l e ) , e t de Max­well et Pas­tore (mol­let).

Eme­ry fait mieux que Blanc, son pré­dé­ces­seur, à ses dé­buts en 2013

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