Ce que vont faire les re­ca­lés

PRI­MAIRE. Huit can­di­dats af­fi­liés au par­ti les Ré­pu­bli­cains ont dé­po­sé hier leurs par­rai­nages. Les autres vont ral­lier un qua­li­fié ou ten­ter de jouer leur carte per­son­nelle.

Aujourd'hui en France - - POLITIQUE - VA­LÉ­RIE HACOT

C’EST L’HEURE de vé­ri­té ! Ils étaient treize sur la ligne de dé­part, ils ne sont dé­sor­mais plus que huit à concou­rir à la pri­maire de la droite. Hier, les can­di­dats af­fi­liés au par­ti les Ré­pu­bli­cains ont dé­po­sé leurs par­rai­nages — cha­cun de­vait ob­te­nir le sou­tien de 250 élus, dont 20 par­le­men­taires, et de 2 500 adhé­rents — au­près de la haute au­to­ri­té. Une simple for­ma­li­té pour Sar­ko­zy (qui af­fiche le sou­tien de… 20 000 mi­li­tants), Fillon, Jup­pé et Le Maire. La marche a été plus dif­fi­cile à fran­chir pour Jean-Fran­çois Co­pé. Le sus­pense au­ra été à son comble pour Na­tha­lie Kos­cius­ko-Mo­ri­zet, qui a an­non­cé sa can­di­da­ture sur France 2 la veille. Her­vé Ma­ri­ton, lui, a dé­cro­ché le par­le­men­taire qui lui man­quait… hier après-mi­di ! Si la haute au­to­ri­té, qui se donne jus­qu’au 21 sep­tembre pour s’as­su­rer de la va­li­di­té des par­rai­nages, leur donne le feu vert, ils pour­ront être of­fi­ciel­le­ment can­di­dats.

Deux autres com­pé­ti­teurs sur­prises, dont un cer­tain Mi­chel Gué­naire, le pré­sident de So­cié­té ci­vile 2017, ont aus­si dé­po­sé leur can­di­da­ture au mo­tif qu’ils étaient à la tête de par­tis po­li­tiques, ce qui les dis­pen­se­rait, comme Jean-Frédéric Pois­son du Par­ti chré­tien-dé­mo­crate, le hui­tième homme de la pri­maire, de la chasse aux par­rai­nages. « Mais ils n’ont pas conclu d’ac­cord avec le bu­reau po­li­tique des Ré­pu­bli­cains, donc leur can­di­da­ture ne se­ra pas va­li­dée », tranche Thier­ry So­lère, l’or­ga­ni­sa­teur de la pri­maire. Même sanc­tion en pers­pec­tive pour Frédéric Le­febvre, qui es­père lui aus­si pou­voir se qua­li­fier par le biais de son mi­cro­par­ti, Nou­veaux Ho­ri­zons.

Guaino se lance en so­lo

Pour les quatre autres com­pé­ti­teurs, c’est la fin de l’aventure. Hen­ri Guaino veut en­core y croire : il se lance, seul, dans la course à la présidentielle. « Il n’a pas pu ob­te­nir 250 par­rai­nages d’élus et il pense qu’il va ré­col­ter 500 si­gna­tures », s’amuse un dé­pu­té les Ré­pu­bli­cains.

Jacques Myard avait je­té l’éponge en dé­but de se­maine. Il a en­voyé une lettre aux can­di­dats re­te­nus pour éva­luer si ces der­niers sont com­pa­tibles avec son pro­jet sou­ve­rai­niste avant de sou­te­nir l’un d’eux. « Je suis cour­ti­sé », af­firme-t-il, poin­tant no­tam­ment les sol­li­ci­ta­tions de Ni­co­las Sar­ko­zy. Na­dine Mo­ra­no, à qui il a man­qué dix par­le­men­taires pour faire la dif­fé­rence, va elle aus­si de­voir se choi­sir un cham­pion : « Ce se­ra Sar­ko­zy », as­sure un sou­tien de Bru­no Le Maire. L’ex-pré­sident a dé­jà fait des ap­pels du pied à son an­cienne mi­nistre lors de réunions des Ré­pu­bli­cains. Pour Geof­froy Didier, qui af­firme dans une in­ter­view au « Fi­ga­ro » avoir « beau­coup ap­pris et conquis (sa) li­ber­té », le choix s’an­nonce dif­fi­cile : « Sar­ko­zy ne veut plus en­tendre par­ler de lui et Jup­pé le mé­prise », per­sifle un par­le­men­taire sar­ko­zyste… @vha­cot1 Les por­traits des can­di­dats

Hen­ri Guaino, Na­dine Mo­ra­no et Frédéric Le­febvre n’ont pas réus­si à ob­te­nir les par­rai­nages né­ces­saires pour concou­rir à la pri­maire de la droite.

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