Pa­ris n’offre plus de ga­ran­tie

FOOTBALL. Après le couac à Mo­na­co fin août, les Pa­ri­siens n’ont pas réus­si à re­dres­ser la si­tua­tion. Face aux Verts, ils ont concé­dé un nul as­sez in­quié­tant avant la Coupe d’Eu­rope.

Aujourd'hui en France - - SPORTS - FRÉDÉRIC GOUAILLARD

IL Y A PLU­SIEURS FA­ÇONS de fê­ter une mil­lième au Parc des Princes. Et on ne peut pas vrai­ment dire qu’avec le match nul concé­dé face aux Verts, le PSG ait choi­si hier soir la plus en­thou­sias­mante. Mais comme on l’avait pres­sen­ti après la dé­faite à Mo­na­co (1-3), ce Pa­ris-là est en pleine re­fon­da­tion et il ne do­mine plus ses ad­ver­saires de Ligue 1 comme il avait pu le faire ces quatre der­nières sai­sons.

Ce n’est sû­re­ment qu’un ins­tan­ta­né de cet été 2016, mais il est sai­sis­sant de voir com­ment cette équipe, qui sur­vo­lait le cham­pion­nat, peine au­jourd’hui à se créer la plus pe­tite oc­ca­sion. Et on ne parle pas de mar­quer des buts. Le pire (ou le plus in­quié­tant) est que Pa­ris au­rait dû ga­gner cette ren­contre grâce à un pé­nal­ty de Lu­cas en se­conde pé­riode. Une ac­tion sur la­quelle le banc sté­pha­nois avait sû­re­ment de bonnes rai­sons de trou- ver que l’ar­bitre, Be­noît Bas­tien, s’était mon­tré ex­trê­me­ment sé­vère à l’en­droit de Mal­cuit cou­pable d’un dés­équi­libre sur Ma­tui­di.

Mais ce Pa­ris n’est pas plus ar­mé pour conser­ver un ré­sul­tat que pour le conso­li­der. En tout et pour tout, l’équipe de la ca­pi­tale s’est créé hier soir une seule oc­ca­sion dans le jeu, face à des Verts très re­grou­pés comme sou­vent au Parc des Princes. Et Ben Ar­fa a beau être l’au­teur de ce face-à-face per­du face à Ruf­fier en pre­mière pé­riode, il a par­tiel­le­ment dé­çu comme Je­sé et Lu­cas, ses deux par­te­naires de l’at­taque.

Kur­za­wa bles­sé

L’an­cien Ni­çois, re­po­si­tion­né en pointe après la pause, au­rait pu se mettre le Parc dans la poche sur cette oc­ca­sion… Au fi­nal, il n’a pas en­core con­vain­cu Unai Eme­ry même si sa ca­pa­ci­té d’ac­cé­lé­ra­tion laisse poindre quelques pro­messes. Mais il est loin d’être le seul fau­tif, et Meu­nier cou­pable sur l’éga­li­sat i on sté­pha­noise, est l ’ un des autres grands per­dants de la soi­rée.

A trois jours de la ré­cep­tion d’Ar­se­nal, il y a de quoi s’alar­mer. Pa­ris n’est pas plus avan­cé et, pour­tant, le coach basque avait dé­ci­dé de re­ve­nir en dé­but de match au mi­lieu à trois élé­ments de Laurent Blanc avec le trio Ver­rat­ti, Thia­go Mot­ta et Ma­tui­di. Mais il n’a pas pu al­ler au bout de ses idées et s’est trou­vé contraint de faire glis­ser Thia­go Mot­ta en dé­fense cen­trale à la pause, après la bles­sure de Kur­za­wa en pre­mière pé­riode.

Un peu plus d’une se­maine après la vente de Da­vid Luiz à Chel­sea, la pré­sence de l’an­cien in­ter­na­tio­nal bré­si­lien fait dé­jà dé­faut. Il faut es­pé­rer que Thia­go Sil­va et Max­well se­ront ré­ta­blis dès mar­di, si­non Eme­ry va de­voir sa­cré­ment bri­co­ler pour com­po­ser son onze, en plus de trou­ver les clés pour don­ner une iden­ti­té de jeu à ce PSG.

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