Ce que le titre a chan­gé au Ra­cing

Top 14.

Aujourd'hui en France - - SPORTS - OLI­VIER FRAN­ÇOIS

1 700 abonnés hors par­te­naires. C’est bien, mais le vé­ri­table chan­ge­ment se­ra dans un an quand l’équipe joue­ra à l’Are­na 92 de Nanterre, car l’ac­cès à Co­lombes est dif­fi­cile et re­bute beau­coup de monde. » Chez les rug­by­men en herbe aus­si, les suc­cès de Car­ter et sa bande ont trou­vé un écho. « Nous avons re­fu­sé du monde, in­dique le res­pon­sable de l’école de rug­by An­toine Che­nais. Toutes les ca­té­go­ries sont au maxi­mum et nous ne pou­vons pas dé­pas­ser 170 en­fants. Ce­la re­pré­sente 20 % d’aug­men­ta­tion. »

Des par­te­naires confor­tés

Les contrats avec les prin­ci­paux spon­sors étaient signés bien avant la conquête du bou­clier. « Ce­la ne change pas grand-chose mais nos par­te­naires, qui sont une qua­ran­taine, se sentent ren­for­cés dans leurs convic­tions, et c’est im­por­tant, note Frédéric Jo­ly, le di­rec­teur de la ré­gie com­mer­ciale. En re­vanche, on a de nou­velles de­mandes pour les hos­pi­ta­li­tés, c’est-à-dire pour les tables ré­ser­vées par des so­cié­tés qui veulent in­vi­ter leurs clients à voir des matchs et à pro­fi- ter du ban­quet. Il y a une cen­taine d’en­tre­prises concer­nées et l’aug­men­ta­tion est de 20 %. »

Une équipe plus sûre d’elle

« Le titre, c’est du pas­sé, au­jourd’hui, nous ne sommes plus cham­pions », in­siste le de­mi de mê­lée Maxime Ma­che­naud. Peut-être, mais lui comme les autres veulent y re­goû­ter. « Quand on a connu des mo­ments aus­si fan­tas­tiques, on n’a qu’une en­vie, c’est de les re­vivre, sou­ligne le co­en­traî­neur Laurent Tra­vers, mais on sait éga­le­ment ce qu’il faut faire, par quels sa­cri­fices pas­ser pour en ar­ri­ver là. C’est une mo­ti­va­tion sup­plé­men­taire. » Le Ra­cing, sou­vent fé­brile dans les grands ren­dez-vous de­puis son ac­ces­sion en Top 14 en 2009, a en outre ga­gné en as­su­rance. « Il y a sans doute un as­cen­dant psy­cho­lo­gique vis-à-vis de nos ad­ver­saires, ajoute Tra­vers, mais il faut l’en­tre­te­nir, car il peut s’éva­nouir très vite si on croit que nous sommes ar­ri­vés. Il n’y a pas moins de pres­sion qu’avant, d’ailleurs, car elle ne vient pas de l’ex­té­rieur mais de nous-mêmes. »

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