ÉVÉ­NE­MENT.

Pour sa 8e édi­tion, le Grand Feu, le plus grand feu d’ar­ti­fice d’Eu­rope, va de nouveau en­flam­mer le ciel du do­maine na­tio­nal de Saint-Cloud. Dé­cryp­tage d’un soir pas comme les autres.

Aujourd'hui en France - - SPECTACLES ET TÉLÉVISION - CH­RIS­TOPHE LEVENT

« UN PLAI­SIR ÉPHÉ­MÈRE qui doit gé­né­rer un sou­ve­nir in­fi­ni. » Jean-Eric Ou­gier, maître ar­ti­fi­cier, dé­fi­nit ain­si l’am­bi­tion du Grand Feu. Un spec­ta­cu­laire show py­ro­tech­nique, es­tam­pillé le plus grand d’Eu­rope, qui va illu­mi­ner ce soir le ciel au-des­sus du do­maine na­tio­nal de Saint-Cloud. Une heure quarante- c i nq de s pect a c l e e n musique, pré­sen­té en une ving­taine de t ableaux re­nou­ve­lés chaque an­née et ryth­mé par 60 000 pro­jec­tiles. Une idée née en 1989 dans la tête de Pa­trick Jol­ly, fon­da­teur du site immobilier De par­ti­cu­lier à par­ti­cu­lier, pro­duc­teur et co­réa­li­sa­teur de l’évé­ne­ment, un pas­sion­né qui a réa­li­sé là un rêve de gosse. Il dé­crypte avec nous cette 8e édi­tion, for­cé­ment par­ti­cu­lière après l’at­ten­tat de Nice.

Pas de voi­tures ni gla­cière

La sé­cu­ri­té a bien en­ten­du été ren­for­cée. 23 000 spec­ta­teurs sont at­ten­dus ce soir. « En ac­cord avec la pré­fec­ture, le dis­po­si­tif se­ra le même que pour le festival Rock en Seine qui s’est dé­rou­lé fin août », ex­plique Pa­trick Jol­ly. Soit près de 200 po­li­ciers, de nom­breux maî­tres­chiens, une double fouille obli­ga­toire (sacs et au corps avec dé­tec­teurs), une par­tie des voies de cir­cu­la­tion cou­pées (pont de Saint-Cloud, D 7)… Deux consignes pour les vi­si­teurs : évi­tez de ve­nir en voi­ture et ou­bliez cette an­née gla­cière et sac de pique-nique. Ils ne pas­se­ront pas.

Un an de pré­pa­ra­tion

« Nous dé­bu­tons le tra­vail sur la pro­chaine édi­tion dès la fin de la pré­cé­dente. Je com­mence tou­jours par sé­lec­tion­ner les mu­siques », confie Pa­trick Jol­ly. Un an de tra­vail en amont, et pas moins de dix jours d’ins­tal­la­tion sur le site, mo­bi­li­sant 120 per­sonnes dont 60 ar­ti­fi­ciers.

Dif­fi­cile à ren­ta­bi­li­ser

Mal­gré des places à un ta­rif éle­vé (de 29 à 85 €), l’évé­ne­ment est dif­fi­cile à ren­ta­bi­li­ser. La faute à un bud­get im­po­sant : « 1 M€ pour une soi­rée, dont 700 000 € pour le spec­tacle et 300 000 € pour la pu­bli­ci­té, compte Pa­trick Jol­ly. Si toutes les places sont ven­dues, nous ren­trons dans nos frais, voire un peu mieux. Si­non… » Sur les sept édi­tions pré­cé­dentes, deux seule­ment ont fait car­ton plein.

Un par­fum d’en­fance

A l’heure de la réa­li­té aug­men­tée, le feu d’ar­ti­fice, dont les ori­gines re­mon­te­raient au XIe siècle, n’est-il pas pas­sé de mode ? « Je ne pense pas. Les feux du 14 Juillet ont tou­jours au­tant de suc­cès. C’est in­tem­po­rel, in­ter­gé­né­ra­tion­nel et sans doute un peu nos­tal­gique. Il y a un par­fum d’en­fance dans le feu d’ar­ti­fice. J’ai sou­vent vu des gens pleu­rer d’émo­tion au mo­ment du bou­quet fi­nal, ra­conte Pa­trick Jol­ly. Je ne crois pas que ce genre de spec­tacle puisse dis­pa­raître, en tout cas s’il n’est pas in­ter­dit pour rai­son de sé­cu­ri­té. »

au do­maine na­tio­nal de Saint-Cloud, ce soir à 21 heures. En­trées pont de SaintC­loud et pont de Sèvres. Ta­rif : de 29 à 85 € (places en­core dis­po­nibles). www.le-grand­feu.com

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