Dix jours dans la vie de

FOOT­BALL. Sans jouer, Ma­rio Ba­lo­tel­li a dé­jà conquis sup­por­teurs et co­équi­piers ni­çois de­puis son ar­ri­vée. On at­tend de le voir sur le ter­rain.

Aujourd'hui en France - - SPORTS - FRANCK SINICOR

L’AF­FICHE est idéale. « Quand Ma­rio Ba­lo­tel­li est ar­ri­vé, il nous a de­man­dé : Quel est le match le plus im­por­tant pour les sup­por­teurs ? », ra­conte le gar­dien ni­çois Yoan Car­di­nale, qui a ré­pon­du : « Nice - OM ». C’est pour ce soir, même si rien n’as­sure que Su­per Ma­rio, en plein « tra­vail de re­cons­truc­tion phy­sique », fe­ra ses grands dé­buts en Ligue 1. L’ave­nir di­ra si le club azu­réen a réus­si son pa­ri de mi­ser sur le fan­tasque Ba­lo­tel­li, plus cé­lèbre pour ses frasques ex­tra­spor­tives que pour ses ex­ploits sur les ter­rains. Pour l’heure, l’ar­ri­vée de l’in­ter­na­tio­nal ita­lien de 26 ans (33 sé­lec­tions), pas­sé par l’In­ter Mi­lan, Man­ches­ter Ci­ty, le Mi­lan AC et Li­ver­pool, n’a que du bon en de­hors.

CA­NAL +, 20 H 45 Un pre­mier ca­deau à ses co­équi­piers L’hom­mage de Ben Ar­fa

Des a prio­ri sur la nou­velle re­crue, les joueurs de l’OGC Nice de­vaient en avoir. Mais Ma­rio Ba­lo­tel­li, ar­ri­vé au der­nier jour du mer­ca­to, le 31 août, les a vite fait tom­ber. « Il s’est in­té­gré comme un joueur de foot, pas comme une star », ap­pré­cie Paul Baysse, le dé­fen­seur et ca­pi­taine ni­çois. « Il est su­per co­ol, vrai­ment très gen­til. Au ni­veau de la men­ta­li­té, c’est top pour le ves­tiaire », pour­suit un autre joueur du Gym.

En dix jours, Su­per Ma­rio a donc réus­si son adap­ta­tion. En ca­deau de bien­ve­nue, Ba­lo­tel­li a même of­fert un tee-shirt per­son­na­li­sé à ses nou­veaux co­équi­piers. Au sein du ves­tiaire, il s’est vite rap­pro­ché du Bré­si­lien Dante, pas­sé par le Bayern Mu­nich, l’un des seuls autres joueurs au stan­ding com­pa­rable. Et sur le ter­rain ? « Il a une sa­crée frappe de balle, ce n’est pas un mythe, confie un de ses par­te­naires. Mais je pense qu’il n’est pas en­core au top phy­si­que­ment. » Qu’au­rait ap­por­té un duo Ben Ar­faBa­lo­tel­li à l’OGC Nice ? On ne le sau­ra ja­mais. Mais une chose est sûre : le néo-Pa­ri­sien, qui a quit­té le Gym au dé­but de l’été, est heu­reux pour son an­cien club. « Nice-Ma­tin » a dé­voi­lé il y a quelques jours un échange té­lé­pho­nique entre Ben Ar­fa et JeanPierre Rivière. « Pré­sident, je vous ap­pelle parce que je te­nais à vous fé­li­ci­ter pour votre recrutement. Par­mi les pré­si­dents de France, vous êtes ce­lui qui a les plus grosses co­jones », a lan­cé l’in­ter­na­tio­nal fran­çais. « Ha­tem, si on a pu réa­li­ser Ba­lo­tel­li, c’est aus­si en par­tie grâce à toi et aux autres joueurs. Ce que vous avez réa­li­sé avec le Gym a mar­qué les es­prits », a ré­pon­du Rivière. Ren­dez-vous le 10 dé­cembre pour PSG - Nice.

Plé­bis­ci­té par les fans

Ba­lo­tel­li est un joueur cli­vant. Soit on l’aime, soit on aime le dé­tes­ter. Mais comme toutes les per­son­na­li­tés, il ne laisse pas les fans de foot in­dif­fé­rents. Preuve de son sta­tut à part, les maillots flo­qués à son nom et du nu­mé­ro 9 se sont ar­ra­chés comme des pe­tits pains à la bou­tique of­fi­cielle. En­vi­ron un mil­lier, se­lon le res­pon­sable de la bou­tique. L’ex-joueur de l’AC Mi­lan rend bien cette af­fec­tion à ses fans : « Quand il quitte le centre d’en­traî­ne­ment, il signe plein d’au­to­graphes. C’est la grande classe », confie un em­ployé du club sous le charme. Tou­te­fois, pour échap­per à la chaude am­biance ni­çoise, Ba­lo­tel­li re­joint Mo­na­co après l’en­traî­ne­ment, où il re­trouve son agent, Mi­no Raio­la. « Ce sont les jour­na­listes qui viennent vers moi, pas moi qui viens vers eux. » On ne peut pas don­ner tort à Ma­rio Ba­lo­tel­li. De­puis qu’il a dé­bar­qué chez les Ai­glons, des di­zaines de mé­dia de tous ho­ri­zons ont pris leurs quar­tiers à Nice. « Tout ce qui touche à Ba­lo­tel­li nous in­té­resse, glisse un confrère trans­al­pin. On es­père tou- jours qu’il se­ra le grand at­ta­quant de la Na­zio­nale. » Le ser­vice com­mu­ni­ca­tion croule sous les de­mandes : en dix jours, plus de 50 mé­dias ont ten­té leur chance. L’unique ren­dez-vous entre Ba­lo­tel­li et la presse a eu lieu le 2 sep­tembre lors d’une confé­rence de presse bon­dée. Un échange du­rant le­quel l’Ita­lien a as­su­ré ne pas re­pré­sen­ter un risque pour son nou­veau club, mais qui a par­fois été ten­du sur le ter­rain de la vie pri­vée, no­tam­ment quand un confrère lui a fait re­mar­quer que la Côte d’Azur était bien pour­vue en boîtes de nuit. « Je pré­fère ne même pas en­tendre cette ques­tion », a ré­pli­qué Su­per Ma­rio.

Le buzz de l’été

Nice (Alpes-Ma­ri­times), le 2 sep­tembre. Ma­rio Ba­lo­tel­li pour­rait dis­pu­ter ses pre­mières mi­nutes sous son nou­veau maillot à l’oc­ca­sion du choc contre l’OM.

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