« Ce qu’il fau­drait, c’est un homme à poigne »

Fran­çoise, élec­trice FN

Aujourd'hui en France - - FAIT DU JOUR -

PLACE D’ARMES

« À mon avis, elle était saoule le soir du dé­bat ! » Cinq mois après la pres­ta­tion té­lé­vi­sée de Ma­rine Le Pen, Fran­çoise en est en­core es­to­ma­quée. Cette re­trai­tée de 67 ans a pour­tant tou­jours don­né son suf­frage au FN : « Je vo­tais aus­si pour le père », glisse-t-elle. Mais la voi­là dé­sor­mais en froid avec la fille… « Elle a été nulle ! Elle avait toutes ses chances, elle a tout gâ­ché. Elle a tout le temps été dans l’at­taque. Elle a dé­mon­tré qu’elle n’avait pas de sta­ture pré­si­den­tielle. Elle a tout per­du ce soir-là », as­sène cette Ca­lai­sienne qui ré­side à un jet de pierre de la place d’armes, où Ma­rine Le Pen avait ef­fec­tué une visite éclair lors de la cam­pagne, en jan­vier 2017.

Comme une large ma­jo­ri­té de Ca­lai­siens — Ma­rine Le Pen a ob­te­nu plus de 57 % des suf­frages dans cette ville —, Fran­çoise a tout de même vo­té pour elle au se­cond tour, « et aus­si pour son can­di­dat aux lé­gis­la­tives », glisse-t-elle. Un vote par ha­bi­tude, car au­jourd’hui, elle en est convain­cue : « Il faut que Ma­rine Le Pen se retire du jeu. Elle nous a trop dé­çus, alors qu’on at­ten­dait beau­coup de ce dé­bat. Le FN, au­jourd’hui, ce­la ne veut plus rien dire », se dé­sole-t-elle. Qui alors pour re­prendre la flamme ? « Fran­che­ment, je ne sais pas. Sa nièce ? Non, elle est trop jeune. Je ne vois per­sonne dans l’en­tou­rage proche de Ma­rine Le Pen. Ce qu’il fau­drait, c’est un homme à poigne avec des convic­tions. » En at­ten­dant cet homme pro­vi­den­tiel, Fran­çoise se dé­tourne de la po­li­tique. « On en a trop par­lé, je sa­ture », souffle-t-elle. C’est à peine si elle a re­gar­dé Ma­rine Le Pen faire sa ren­trée sur le pla­teau du 20 Heures de TF1 : « De toute fa­çon, elle ne m’in­té­resse plus. »

« IL FAUT QUE MA­RINE LE PEN SE RETIRE »

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