« Je bat­tais Ney­mar à Call of Du­ty ! »

Ra­fael, dé­fen­seur de l’olym­pique lyon­nais

Aujourd'hui en France - - FOOTBALL - PAR NOTRE COR­RES­PON­DANT AN­THO­NY FAURE À LYON

MÉ­DAILLÉ D’AR­GENT aux Jeux olym­piques de Londres en 2012 avec Ney­mar, Thia­go Sil­va et Lu­cas, l’ar­rière droit lyon­nais Ra­fael (27 ans) ne s’avoue pas vain­cu avant de dé­fier le PSG ce soir.

Quels sou­ve­nirs gar­dez-vous des JO 2012 dis­pu­tés avec Ney­mar ? RA­FAEL. Je vais vous sur­prendre, mais pas que des bons. D’ex­cel­lents d’un cô­té car on était une su­per bande et on a connu une belle aven­ture, mais aus­si de moins bons car on a fi­ni deuxièmes (NDLR : dé­faite 2-1 en fi­nale contre le Mexique). Or, au Bré­sil, deuxième, ce n’est pas bien… La dé­cep­tion était im­mense.

Ney­mar, c’était dé­jà LA star à l’époque ? Vous sa­vez, Ney­mar, de­puis qu’il a 16 ans, c’est une star au Bré­sil. Mais il reste simple. Il ri­gole, il fait des blagues et puis il per­dait à la console, donc je l’ai­mais bien (rire).

Il per­dait à la console ?

Oui, on jouait à Call of Du­ty (un jeu de guerre). J’étais le meilleur de l’équipe. Ney­mar, je le bat­tais tout le temps (sou­rire). Mais sur le ter­rain, c’était une autre his­toire. On lui don­nait dé­jà le bal­lon et hop !

Vous avez une stra­té­gie pour l’ar­rê­ter ce soir ?

Si vous avez la re­cette, je la veux bien ! Je connais très bien son jeu, mais ça ne suf­fit pas. Il est in­sai­sis­sable, il va vite. Il faut es­sayer de ne pas lui lais­ser prendre de la vi­tesse, de le « col­ler » au maxi­mum pour qu’il ne puisse pas se re­tour­ner. Avez-vous peur de dé­fier ce PSG qui écrase tout sur son pas­sage ?

Peur ? Non, je n’ai peur de per­sonne moi ! Après, on sait que c’est une grande équipe et leur re­cru­te­ment cet été, c’est du lourd. J’ai re­gar­dé leurs matchs contre Glas­gow, Metz et Saint-etienne. C’est im­pres­sion­nant mais on a notre carte à jouer. Lyon peut ri­va­li­ser avec le PSG en cham­pion­nat ?

C’est dif­fi­cile de lut­ter sur une sai­son, ils ont un tel ef­fec­tif. Mais, sur un match, on a nos chances. Il faut qu’on joue bien mieux que lors de nos deux der­nières ren­contres. On a per­du beau­coup de grands joueurs comme La­ca­zette et To­lis­so. On a fait un gros re­cru­te­ment et on n’a pas en­core tous les au­to­ma­tismes. Notre ob­jec­tif à nous, c’est le po­dium. Le PSG, c’est une autre pla­nète, mais si on peut les ti­tiller…

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.