C’est notre pre­mière éo­lienne flot­tante

Aujourd'hui en France - - SOCIÉTÉ -

PORT DE SAINT-NA­ZAIRE (LOI­REAT­LAN­TIQUE), HIER. Elle porte un drôle de nom. Float­gen, la pre­mière éo­lienne off­shore fran­çaise, a été inau­gu­rée hier dans le port où elle a été as­sem­blée. Cette ma­chine, équi­pée de pales de 80 m de dia­mètre (l’équi­valent d’un im­meuble de 25 étages), se­ra re­mor­quée au dé­but de l’an­née pro­chaine à 22 km au large du Croi­sic, sur un site d’ex­pé­ri­men­ta­tion ex­ploi­té par l’ecole cen­trale de Nantes (lire « le Pa­ri­sien Week-end » d’hier).

Une fois rac­cor­dée au ré­seau élec­trique, elle se­ra tes­tée en condi­tions réelles pen­dant deux ans. A terme, elle de­vrait pro­duire l’équi­valent de la consom­ma­tion de 5 000 ha­bi­tants. Par­ti­cu­la­ri­té, cette éo­lienne est flot­tante. Une tech­no­lo­gie qui per­met de cons­truire les ma­chines à terre plu­tôt qu’en mer, ce qui li­mite les coûts et, sur­tout, li­bère des contraintes de pro­fon­deur. « Les éo­liennes clas­siques doivent fonc­tion­ner dans des eaux re­la­ti­ve­ment peu pro­fondes, de l’ordre de 40 m, mais suf­fi­sam­ment loin des côtes, ce qui ne se trouve qua­si­ment qu’en mer du Nord », pré­cise Paul de la Gué­ri­vière, PDG d’ideol, le co­or­di­na­teur de ce pro­jet de 25 M€.

La France compte sur le flot­tant pour com­bler son re­tard sur les lea­deurs eu­ro­péens (Royaume-uni, Al­le­magne, Pays-bas et Da­ne­mark). Quatre parcs pi­lotes de­vraient voir le jour au large de l’île de Groix (Mor­bi­han), de Gruis­san, de Leu­cate (Aude) et de Fa­ra­man (Bouches-du-rhône).

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