Amiens, des ano­ma­lies sur la bar­rière

Aujourd'hui en France - - FOOTBALL LIGUE 1 - DE NOTRE EN­VOYÉ SPÉ­CIAL LIO­NEL CHAMI À AMIENS (AVEC RO­MAIN PECHON)

LA BAR­RIÈRE du stade de la Li­corne qui a cé­dé sous le poids de di­zaines de sup­por­teurs lil­lois le 30 sep­tembre lors d’amiens Lille, fai­sant 29 bles­sés, pré­sen­tait bien des ano­ma­lies, se­lon l’ex­per­tise com­man­dée par le par­quet d’amiens. « Les pre­mières consta­ta­tions ef­fec­tuées par l’ex­pert et les en­quê­teurs ont ré­vé­lé des ano­ma­lies dans les mo­da­li­tés de fixation de la bar­rière mé­tal­lique dé­gra­dée, de même que dans celles des bar­rières iden­tiques ins­tal­lées dans le stade », a rap­por­té le pro­cu­reur de la Ré­pu­blique, Alexandre De Bos­schère, hier.

LA LFP AVAIT AS­SU­RÉ LE COUP

« Ces ano­ma­lies portent sur les fixa­tions des bar­rières sur le bé­ton et sur leur so­li­da­ri­sa­tion entre elles », pré­cise le pro­cu­reur. Une in­for­ma­tion ju­di­ciaire contre X a été ou­verte pour re­cher­cher « les éven­tuelles res­pon­sa­bi­li­tés ». Ces nou­veaux élé­ments donnent rai­son à la Li- gue pro­fes­sion­nelle (LFP) qui, au nom du prin­cipe de pré­cau­tion, avait re­fu­sé l’ho­mo­lo­ga­tion du stade pi­card pour la ve­nue de Bor­deaux le 21 oc­tobre. Con­traint de se dé­lo­ca­li­ser au Havre, à 180 km, le club d’amiens, sou­te­nu par la pré­fec­ture et Amiens Mé­tro­pole (pro­prié­taire du stade), plai­dait pour la te­nue du match à la Li­corne et à un dis­po­si­tif de sé­cu­ri­té ren­for­cé.

« De­puis 1999, au­cune re­marque ni par la com­mis­sion de sé­cu­ri­té ni par un bu­reau de contrôle n’a été faite sur les garde-corps », sou­li­gnait jeu­di Alain Gest, le pré­sident d’amiens Mé­tro­pole. « Si on re­con­nais­sait que notre stade est en tra­vaux et qu’il n’a pas été en­tre­te­nu pen­dant quinze ans, on n’en se­rait peu­têtre pas là, es­ti­mait, lui, Fa­bien Rei­nert, un sup­por­teur du groupe Tri­bune nord. On ne sait pas ce qui s’est réel­le­ment pas­sé, mais cette bar­rière ne de­vait pas plier. A Geof­froy-gui­chard, tous les quinze jours, vingt à trente rangs (de fans) des­cendent à chaque but sté­pha­nois, soit 1 500 per­sonnes. La bar­rière n’est ja­mais tom­bée. »

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