Mar­lène Jo­bert : « Ma fille a été vic­time de cet hor­rible bon­homme »

L’ac­trice a ré­vé­lé hier sur Eu­rope 1 qu’eva Green a elle aus­si été har­ce­lée par Har­vey Wein­stein.

Aujourd'hui en France - - LOISIRS CINÉMA - PAR MI­CHEL VA­LEN­TIN

Pas une jour­née sans nou­velles ac­cu­sa­tions de har­cè­le­ment sexuel contre le pro­duc­teur amé­ri­cain de ci­né­ma Har­vey Wein­stein. Hier, c’est Mar­lène Jo­bert qui a ré­vé­lé sur Eu­rope 1 que sa fille, l’ac­trice Eva Green, dé­cou­verte dans le James Bond « Ca­si­no Royal » en 2006, a elle aus­si été vic­time de har­cè­le­ment.

Les faits re­montent se­lon elle à 2010. « Ma fille Eva a été vic­time de cet hor­rible bon­homme… Dès qu’il pas­sait à Pa­ris, il l’ap­pe­lait », a confié sa mère. « Il était avec Eva comme avec toutes les autres, avec le même mode opé­ra­toire : sous le pré­texte d’un ren­dez-vous pro­fes­sion­nel, d’un scé­na­rio à lui re­mettre, avec un beau rôle à la clé. Et comme son bu­reau était aus­si dans sa suite d’hô­tel, il les fai­sait mon­ter et puis bon… Il leur pro­met­tait comme à toutes de fa­vo­ri­ser leur car­rière en échange de fa­veurs sexuelles », af­firme en­core Mar­lène Jo­bert.

Sa fille n’en a ja­mais par­lé. « Il l’a me­na­cée de la dé­truire pro­fes­sion­nel­le­ment. Ré­agir bru­ta­le­ment pour une jeune ac­trice, c’était aus­si se mettre en dan­ger, être rayée des listes de cas­tings. »

Au­jourd’hui, sa mère brise le si­lence. « A l’époque, j’en avais été tel­le­ment hor­ri­fiée, scan­da­li­sée, que je vou­lais faire quelque chose, mais ma fille m’a dit : Sur­tout pas ! Tu ne peux pas sa­voir le mal dont il est ca­pable. Mais dé­sor­mais, ce n’est pas pos­sible que ce type soit im­pu­ni, il faut que cet odieux per­son­nage soit pour­sui­vi. »

Hier, d’autres ac­trices ont à leur tour af­fir­mé avoir dû re­pous­ser les as­sauts in­sis­tants de Har­vey Wein­stein. Par­mi elles, la Bri­tan­nique Kate Be­ckin­sale, vue dans la sa­ga « Un­der­world ». Elle ra­conte sur son compte Ins­ta­gram qu’il l’avait re­çue en robe de chambre alors qu’elle n’avait que 17 ans, et qu’il lui avait pro­po­sé de boire de l’al­cool. « Quelques an­nées plus tard, il m’a de­man­dé s’il avait ten­té quoi que ce soit avec moi lors de cette pre­mière ren­contre, pour­suit-elle. J’ai réa­li­sé qu’il ne se sou­ve­nait pas s’il m’avait agres­sée ! »

LA WEIN­STEIN COM­PA­NY COUVRAIT SON PRO­DUC­TEUR

Se­lon le ma­ga­zine amér­cain « Va­rie­ty », le con­seil d’ad­mi­nis­tra­tion du stu­dio que co­di­ri­geait Har­vey Wein­stein et dont il a été li­cen­cié, n’igno­rait pas, au moins de­puis 2015, la conduite du pro­duc­teur. La Wein­stein Com­pa­ny, qui pou­rait fer­mer ou être ven­due se­lon le « Wall Street Jour­nal », au­rait aus­si été in­for­mée du fait que son co­créa­teur avait ache­té le si­lence de plu­sieurs femmes agres­sées, qui me­na­çaient de por­ter plainte. Hier, Har­vey Wein­stein est en­tré dans un centre de trai­te­ment en Ari­zo­na (Etats-unis) non sans avoir, comme l’ont consta­té plu­sieurs té­moins, pas­sé la soi­rée dans un res­tau­rant avec quelques proches.

Eva Green (ici au cô­té de sa mère Mar­lène Jo­bert, en 2006) au­rait été vic­time de har­cè­le­ment sexuel de la part du pro­duc­teur amé­ri­cain Har­vey Wein­stein, en 2010, à Pa­ris.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.