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Aujourd'hui en France - - VIE QUOTIDIENNE -

équipe de France s'est ré­con­ci­liée en par­tie avec elle-même. Contre les cham­pions du monde 2014, elle a su re­trou­ver du jeu, du réa­lisme, une va­rié­té dans ses at­taques mais elle n'a pas su al­ler au bout de son rêve, en ne par­ve­nant pas à ali­gner deux pé­riodes du même tonneau. Elle pro­gresse en­fin mal­gré l'éga­li­sa­tion un peu amère dans le temps ad­di­tion­nel des hommes de Löw. Mal­gré une en­tame mar­quée par la vi­tesse des en­chaî­ne­ments al­le­mands, les Bleus ont re­pris pos­ses­sion du jeu, une maî­trise qui a pro­vo­qué les sif­flets du pu­blic, ne com­pre­nant pas que ses cham­pions soient bal­lot­tés par une sé­lec­tion pri­vée de ses deux at­ta­quants ti­tu­laires, par choix (Griez­mann) ou sur bles­sure (Gi­roud).

Al­ter­nant les at­taques pla­cées et l'arme du contre, les Fran­çais ont réus­si à se mon­trer à la hau­teur de l'af­fiche et de l'évé­ne­ment. Avec une équipe très A' mais qui pour­rait très bien être celle du Mon­dial - on se sou­vient de l'hé­ca­tombe avant l'eu­ro 2016 -, les Bleus ont réus­si à com­bi­ner la so­li­di­té dé­fen­sive - sa­cré Um­ti­ti ! - et les flèches of­fen­sives avec un Mar­tial re­trou­vé. Il au­ra man­qué de la consis­tance sur la du­rée et sans doute que les chan­ge­ments, in­hé­rents à ces matchs, ont per­tur­bé l'édi­fice.

Reste que le Man­cu­nien a mar­qué des points dans son duel à dis­tance avec Co­man. Avec Mar­tial, La­ca­zette se glisse comme l'autre grand ga­gnant avec un dou­blé et une sor­tie sous l'ova­tion des 2 000 et quelques sup­por­teurs tri­co­lores qui n'ont ces­sé de chan­ter son nom après son dou­blé. A l'ins­tant de la dis­tri­bu­tion des lau­riers, il ne fau­dra pas oublier Digne. Après avoir été le meilleur joueur en Bul­ga­rie en oc­tobre un soir où ça comp­tait vrai­ment, il a qua­si­ment été le meilleur avant la pause.

C'est of­fi­ciel, alors qu'on en dou­tait jusque-là : il y au­ra un match Kur­za­wa-digne pour la place de ti­tu­laire à la Coupe du monde, si Men­dy ne re­vient pas. Et, pour l'ins­tant, le Bar­ce­lo­nais pos­sède une avance cer­taine sur le Pa­ri­sien, seule­ment ré­duite par son moindre temps de jeu en club. En mars, au mo­ment de re­trou­ver les Bleus pour une nou­velle sé­quence ami­cale, on y ver­ra sans doute plus clair. En at­ten­dant, no­vembre au­ra vu les Bleus gran­dir quand même. Ce n'est pas si mal.

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