DI­MANCHE

Aujourd'hui en France - - LA UNE - RO­BERT MAR­CHAND

(Pa­ris XVIIIE), les jeunes aus­si maî­trisent (presque) sur le bout des doigts l’his­toire d’il y a un siècle, celle des gueules cas­sées, de Ver­dun… « L’ar­mis­tice, c’est une feuille qui montre que les com­bats sont fi­nis », avance Ma­ma­dou, en 5e. Cer­tains confondent tout de même 14-18 et 39-45, évo­quant, par exemple, des « ka­mi­kazes ja­po­nais ». Se­lon leur pro­fes­seur d’his­toire-géo­gra­phie, Mar­tine Jean­neau, ces évé­ne­ments sont par­fois « très flous pour eux ». « Mais ça les pas­sionne dès qu’on in­carne la Grande Guerre par des lettres de poi­lus, des ré­cits de sol­dats qui dé­fendent la li­ber­té et la jus­tice… » ob­serve-t-elle.

Le hé­ros, ici, se nomme Georges Cle­men­ceau, le Tigre cou­ra­geux qui, bien avant la Grande Guerre, était maire du XVIIIE ar­ron­dis­se­ment. « Il est al­lé di­rec­te­ment au contact des sol­dats dans les tran­chées pour les en­cou­ra­ger, il est de­ve­nu connu et c’est comme ça qu’il est mon­té en grade », dé­crypte, à sa ma­nière, Yas­sine.

« Je me sou­viens que les gens avaient l’air heu­reux. Moi qui, jusque-là, n’avais en­core ja­mais vu de voi­ture au­to­mo­bile de toute ma vie, c’est ce jour-là pré­ci­sé­ment qu’on m’en a mon­tré une », ra­conte Ro­bert Mar­chand.

Place du Tro­ca­dé­ro (Pa­ris XVIE), ven­dre­di. Tho­mas, 15 ans, passe sous l’oeil du ma­ré­chal Foch, si­gna­taire de l’ar­mis­tice, dont la sta­tue équestre af­fiche un air dé­ter­mi­né.

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