Ca­dillac CTS 2.0 Tur­bo

Auto Moto - - SOMMAIRE - PAR R. VAN­NIER

Cette troi­sième gé­né­ra­tion de CTS doit ai­der Ca­dillac dans sa conquête de l’Ouest... eu­ro­péen.

Le beurre, l’ar­gent du beurre et pour­quoi pas le sou­rire de la cré­mière : voi­là ce que Ca­dillac pro­met avec sa toute nou­velle CTS. La firme de De­troit af­firme en ef­fet que cette troi­sième gé­né­ra­tion at­teint un de­gré de so­phis­ti­ca­tion et un ni­veau de pres­ta­tions iden­tiques à ceux des ré­fé­rences al­le­mandes sans perdre une once de son iden­ti­té ty­pi­que­ment “ri­caine”.

Pour l’iden­ti­té, c’est ga­gné, car par rap­port aux BMW Sé­rie 5 et Mer­cedes Classe E, le dé­pay­se­ment est ef­fec­ti­ve­ment ga­ran­ti. Le ga­ba­rit est à la dé­me­sure du pays, gé­né­reux, sou­li­gné par une énorme ca­landre ver­ti­cale et la sil­houette très an­gu­laire. Le voyage trans­at­lan­tique se pour­suit à bord. Le des­sin du mo­bi­lier fait ap­pel aux codes sty­lis­tiques mai­son, tan­dis que la con­sole cen­trale noir laqué à com­mandes tac­tiles et les ha­billages chro­més rompent avec la so­brié­té, voire l’aus­té­ri­té, des ha­bi­tacles “à l’al­le­mande”. Le grand écran de 12,3 pouces per­son­na­li­sable fai­sant of­fice de com­bi­né d’ins­tru­ments en met même plein la vue. A de rares dé­tails de fi­ni­tion près, la CTS réus­sit le ma­riage de l’exo­tisme et de la ri­gueur.

Une fois au vo­lant, le charme agit tou­jours. Mal­gré ses di­men­sions, une lon­gueur to­tale fri­sant les 5 mètres, la ber­line de De­troit met ra­pi­de­ment à l’aise. Do­té d’une boîte au­to­ma­tique dans tous les cas et grâce à une di­rec­tion à dé­mul­ti­pli­ca­tion va­riable (cré­maillère à pas

1

La CTS existe aus­si en V6 at­mo­sphé­riques ou bi­tur­bo, mais pas pour l’Eu­rope.

Cette ber­line af­fiche beau­coup de per­son­na­li­té, y com­pris à bord.

Sur­équi­pé, l’ha­bi­tacle souffre de rares dé­tails de fi­ni­tion peu soi­gnés.

2

3

va­riable) dans cette ver­sion deux roues mo­trices, cette Ca­dillac bar­dée d’équi­pe­ments de confort et de sé­cu­ri­té se laisse me­ner comme une ci­ta­dine. Mieux en­core, à cette ma­nia­bi­li­té s’ajoute un plai­sir de conduite cer­tain. Ain­si, cette pro­pul­sion passe d’une courbe ra­pide à l’autre sans ver­ser ni élar­gir la tra­jec­toire, même à bon rythme. Un dy­na­misme ré­jouis­sant, ga­ran­ti par un équi­libre des masses qua­si par­fait et une sus­pen­sion ma­gné­tique pi­lo­tée pré­sente de sé­rie, dont le seul dé­faut pour les ama­teurs de moel­leux est de pri­vi­lé­gier le main­tien de caisse par rap­port au confort de rou­le­ment. Cô­té sen­sa­tions de conduite, cette amé­ri­caine, éga­le­ment dis­po­nible avec une trans­mis­sion in­té­grale, fe­rait presque de l’ombre à une ré­fé­rence du genre comme la BMW Sé­rie 5.

Mais il reste mal­heu­reu­se­ment un point es­sen­tiel sur le­quel cette Ca­dillac CTS ne peut que cour­ber l’échine : c’est la mé­ca­nique. Le duo for­mé par le quatre-cy­lindres 2 litres tur­bo d’ori­gine Opel, seul mo­teur pro­po­sé en Eu­rope, et la boîte au­to­ma­tique à 6 vi­tesses rompt le charme. Les per­for­mances seules ne suf­fisent pas. Les hé­si­ta­tions de la trans­mis­sion à en­ga­ger le bon rap­port au bon mo­ment, et le timbre presque désa­gréable du mo­teur mal­gré l’ap­port d’un sys­tème de so­no­ri­sa­tion par la hi-fi (voir en­ca­dré) sont in­dignes d’une ber­line de ce rang. La dé­cep­tion est d’au­tant plus grande que tout le reste est vrai­ment réus­si.

CA­DILLAC CTS 2.0 Tur­bo, 276 ch, à par­tir de 55 613

4 Avec une telle plas­tique, la CTS as­sume ses ra­cines. 5 Mal­gré un ga­ba­rit gé­né­reux, l’ha­bi­ta­bi­li­té se si­tue sim­ple­ment dans la moyenne.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.