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Auto Moto - - ENVIRONNEMENT -

elle seule, la Toyo­ta Prius a prou­vé l’in­té­rêt en­vi­ron­ne­men­tal de l’hy­bri­da­tion es­sence/ élec­trique. Ap­pa­rue en 1997, la pre­mière gé­né­ra­tion ré­pond en­core aux normes an­ti­pol­lu­tion ac­tuelles (et même fu­tures !). Pour­tant, la Prius 4 ne bé­né­fi­cie­ra plus du bo­nus éco­lo­gique l’an pro­chain. Alors qu’il avait dé­jà été pas­sa­ble­ment ro­gné au fil du temps, pas­sant de 4 000 € en 2013, à 3 300 € en 2014, puis 2 000 € en 2015, et en­fin 750 € en 2016. On peut trou­ver nor­mal que les aides de l’État di­mi­nuent lorsque la tech­no­lo­gie se dé­mo­cra­tise. Plus éton­nant, on ap­prend que cette dis­pa­ri­tion coïn­cide avec l’an­nonce de PSA d’aban­don­ner l’hy­bri­da­tion (die­sel)… Le groupe fran­çais ayant, par ailleurs, an­non­cé qu’il se consa­crait dé­sor­mais à l’hy­bride re­char­geable et à l’élec­trique, seule­ment. N’y au­rai­til pas un peu de pro­tec­tion­nisme der­rière tout ça ? En ef­fet, l’ar­rêt du bo­nus pour les hy­brides clas­siques ne concerne que les construc­teurs étran­gers, Toyo­ta en tête. Se­lon Pas­cal Ruch, PDG de Toyo­ta France, le si­gnal en­voyé au consom­ma­teur est cri­ti­quable. Sans bo­nus, même sym­bo­lique, l’hy­bride risque de ne plus être per­çu comme une so­lu­tion ver­tueuse. C’est ce qui s’est pas­sé avec le GPL, qui a pour­tant prou­vé, de­puis, qu’il était, de loin, le car­bu­rant pé­tro­lier le plus propre de tous. Ses ventes se sont écrou­lées lorsque les 2 000 € d’aide de l’État ont été sup­pri­més.

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