Pluie d’étoiles

Tou­jours plus spa­cieuse pour quatre, la nou­velle dé­cou­vrable Mer­cedes peut même, dé­sor­mais, re­ce­voir quatre roues mo­trices.

Auto Moto - - PASSION - PAR M. FONTANIER, PHO­TOS DR

Lan­cée en juin 2016, la der­nière gé­né­ra­tion de Classe E se dé­cline en un ca­brio­let, étroi­te­ment dé­ri­vé du cou­pé. Il conserve un couvre-chef en toile, moins lourd et moins en­com­brant, per­met­tant une ma­ni­pu­la­tion ra­pide (20 se­condes), pou­vant s’ef­fec­tuer en rou­lant jus­qu’à 50 km/h. Com­pa­rée à la ver­sion pré­cé­dente, la nou­velle mou­ture re­ven­dique 12 cm de plus en lon­gueur et 7 cm de plus en lar­geur. L’em­pat­te­ment, al­lon­gé de 11 cm, pro­fite di­rec­te­ment à l’es­pace aux jambes des pas­sa­gers ar­rière, qui bé­né­fi­cient éga­le­ment d’une lar­geur aux coudes et aux épaules plus gé­né­reuse. Le gain en garde au toit, lui, reste me­su­ré (+ 6 mm) pour ne pas al­té­rer son pro­fil de cou­pé une fois la ca­pote fer­mée.

Comme dans la plu­part des ca­brio­lets 4 places, les dos­siers ar­rière sont peu in­cli­nés et té­moignent d’une cer­taine fer­me­té. No­tons que les air­bags la­té­raux ar­rière sont fac­tu­rés en sus, quel que soit le ni­veau de fi­ni­tion. Le coffre gagne 10 litres (310 l) ca­pote ou­verte, mais en perd 5, toit en place. Sa lar­geur est bien adap­tée au trans­port d’un sac de golf, mais son manque de hau­teur n’en fa­ci­lite pas l’ac­cès. La pos­si­bi­li­té de ra­battre les dos­siers de ban­quette per­met, ce­pen­dant, le trans­port d’un vé­lo ou d’une planche de surf.

Comme de cou­tume chez Mer­cedes, la Classe E Ca­brio­let brille par sa pré­sen­ta­tion et sa qua­li­té de fa­bri­ca­tion. Le construc­teur pro­pose dif­fé­rentes pos­si­bi­li­tés de per­son­na­li­sa­tion (cou­leurs de car­ros­se­rie, de ca­pote, de cuir et d’in­serts dé­co­ra­tifs). Un éclai­rage à leds pro­pose même 64 am­biances dif­fé­rentes. Dès le ni­veau d’en­trée de gamme Exe­cu­tive, l’équi­pe­ment in­tègre un fi­let an­ti­re­mous élec­trique, dou­blé d’un saute-vent en haut du pare-brise et un chauf­fage de nuque à l’avant. La cli­ma­ti­sa­tion au­to­ma­tique ré­gule la tem­pé­ra­ture en fonc­tion de la po­si­tion de la ca­pote et les cein­tures de sé­cu­ri­té se rap- prochent au­to­ma­ti­que­ment à l’ou­ver­ture de la porte.

Si la pré­cé­dente gé­né­ra­tion ex­ploi­tait le châs­sis de la Classe C, la nou­velle ve­nue par­tage le même sou­bas­se­ment que la ber­line Classe E et re­çoit d’of­fice des trains rou­lants en alu­mi­nium ra­bais­sés de 1,5 cm. Les amor­tis­seurs mé­ca­niques adap­ta­tifs peuvent être rem­pla­cés par des amor­tis­seurs pi­lo­tés élec­tro­ni­que­ment (Dy­na­mic Bo­dy Control, 1 200 €) ou des sus­pen­sions pneu­ma­tiques (Air Bo­dy Control, 2 300 €) per­met­tant de faire va­rier la garde au sol et don­ner l’im­pres­sion de flot­ter au-des­sus de l’as­phalte. Ce sys­tème as­sure une ex­cel­lente fil­tra­tion des chocs, même avec des jantes de 20 pouces. Ces “châs­sis pi­lo­tés” sont cou­plés au Dy­na­mic Se­lect in­ter­ve­nant sur l’as­sis­tance de di­rec­tion, la ré­ponse de l’ac­cé­lé­ra­teur, la ges­tion des pas­sages de rap­ports, et même l’in­ter­ven­tion du stop & start, se­lon les modes de conduite choi­sis. La Classe E Ca­brio­let donne le choix par­mi deux die­sels (E220d et E350d 4MATIC) et trois

es­sence (E200, E300 et E400 4Matic). Toutes ces mé­ca­niques sont as­so­ciées à une boîte au­to­ma­tique à 9 rap­ports (9 G-TRONIC), à la fois ra­pide, douce et in­tui­tive. Seul le bloc die­sel d’en­trée de gamme, 2.0 tur­bo 194 ch, échappe au ma­lus éco­lo­gique. Ce mo­dèle E300 ex­ploite un 4-cy­lindres tur­bo es­sence de 245 ch, à la so­no­ri­té feu­trée et au couple gé­né­reux de 370 Nm, dis­po­nible dès 1 300 tr/mn. Il n’en faut pas moins pour pro­pul­ser les 1 780 kg de la belle, mais lourde al­le­mande. Les re­mous d’air sont bien at­té­nués, une fois dé­ca­po­té, et la te­nue de route se ré­vèle im­pé­riale, même sur par­cours si­nueux. Pour ré­pondre à la de­mande des pays du nord de l’Eu­rope, Mer­cedes pro­pose une trans­mis­sion quatre roues mo­trices 4MATIC sur les ver­sions E350d et E400d, à mo­teur V6. Ac­ces­sible à par­tir de 59 550 € en es­sence (E200 Exe­cu­tive), la Classe E Ca­brio­let s’avère plus chère que ses concur­rentes re­po­sant sur des pla­te­formes de mo­dèles de taille in­fé­rieure, comme la BMW Sé­rie 4 ou l’Au­di A5 ca­brio­let. Fac­tu­rée 78 000 €, la ver­sion E300 Fas­ci­na­tion, pré­sen­tée ici, entre en concur­rence avec la plus spor­tive BMW 440i ca­brio­let M Sport et son six-cy­lindres en ligne tur­bo de 326 ch. Ven­due 6 000 € de moins, la ba­va­roise re­ven­dique les mêmes émis­sions de CO2 que la Mer­cedes (167 g/km en­gen­drant un ma­lus de 4 050 €). No­tez, en­fin, que du­rant notre es­sai, l’or­di­na­teur de bord de la Mer­cedes os­cil­lait entre 11 et 12 l/100 km de moyenne. Ce qui reste très cor­rect pour un grand ca­brio­let de ce ni­veau de puis­sance.

1 La ca­pote en toile se ma­noeuvre en une ving­taine de se­condes et en rou­lant jus­qu’à 50 km/h. 2 Les dos­siers de ban­quette ar­rière se ra­battent, per­met­tant le trans­port d’ob­jets en­com­brants. 34 Ca­pote ou­verte, le coffre cube 310 litres. Mais il perd 5 litres, lorsque le toit est en place.

56 Comme tou­jours chez Mer­cedes, la qua­li­té de fa­bri­ca­tion ne souffre guère la cri­tique. Et il est pos­sible de per­son­na­li­ser ses teintes de car­ros­se­rie, de ca­pote, de cuir ou d’in­serts dé­co­ra­tifs.

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