L’in­croyable Ré­sis­tance du boxer

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Quand le V12 fut dé­bar­qué du ca­pot de la Day­to­na, une chose de­vint évi­dente : rien ne se­rait plus ja­mais comme avant chez Fer­ra­ri en ma­tière de hautes per­for­mances. Le 12 cy­lindres boxer qui lui suc­cé­da res­te­ra vingt-trois ans au ca­ta­logue !

365 GT4 BB 1973 – 1975

dé­ri­vée du pro­to­type Ber­li­net­ta Boxer pré­sen­té au salon de Tu­rin 1971, la 365 gT4 BB est lan­cée en oc­tobre 1972 pen­dant le salon de Tu­rin. sa com­mer­cia­li­sa­tion in­ter­vient aux pre­miers jours de 1973. pour la pre­mière fois, Fer­ra­ri aban­donne le v12 pour une ar­chi­tec­ture plus com­pli­quée à 12 cy­lindres à plat, im­po­sée par la car­ros­se­rie ber­li­nette stricte deux places dessinée chez pi­nin­fa­ri­na et construite chez sca­gliet­ti. Ce mo­dèle res­te­ra le plus per­for­mant de toutes les BB grâce à un son rap­port poids – puis­sance ful­gu­rant : 380 ch pour 1 160 kg. pro­duc­tion : 387 exem­plaires.

12 cy­lindres à plat 4 930,3 cc (365,8 cc uni­taire) – 4 car­bus We­ber 40 IF3C – Car­ter hu­mide - 380 ch à 7 200 tr/mn – 86,6 ch/litre.

BB 512 1976 – 1981

au salon de pa­ris 1976, le Boxer 12 cy­lindres gagne lé­gè­re­ment en cy­lin­drée… et perd 20 che­vaux. ses cotes ne chan­ge­ront plus jus­qu’en 1996. il ne dé­ve­loppe plus que 360 ch avec lu­bri­fi­ca­tion par car­ter sec. Le couple est en aug­men­ta­tion et amé­liore l’agré­ment de conduite, très per­fec­tible sur la pré­cé­dente ver­sion. Les pas­sages de roues ar­rière sont élar­gis pour lais­ser pas­ser des pneus plus gros (225/70 vr 15). des prises naCa pour les freins ap­pa­raissent sur les co­tés. il n’y a plus que quatre feux ar­rière au lieu de six. pro­duc­tion : 929 exem­plaires.

12 cy­lindres à plat 4 942,1 cc (411,8 cc uni­taire) – 4 car­bus We­ber 40 IF3C – Car­ter sec - 360 ch à 6 800 tr/mn – 72,8 ch/litre.

BB 512i 1981 – 1984

À cause des normes an­ti­pol­lu­tion, la BB 512 passe à l’in­jec­tion mé­ca­nique Bosch k-Je­tro­nic et de­vient BB 512i à par­tir du salon de Franc­fort 1981. La puis­sance baisse tou­jours, pas­sant de 360 à 340 ch. ex­té­rieu­re­ment, les signes dis­tinc­tifs concernent la grille de ca­landre, les ré­tros plus grands et de nou­veaux mi­che­lin TrX en rem­pla­ce­ment des XWX. pro­duc­tion : 1 007 exem­plaires.

12 cy­lindres à plat 4 942,1 cc (411,8 cc uni­taire) – In­jec­tion mé­ca­nique Bosch K-Je­tro­nic – Car­ter sec - 340 ch à 6 200 tr/mn – 68,8 ch/litre.

Tes­ta­ros­sa 1984 - 1992

au salon de pa­ris 1984, la Tes­ta­ros­sa rem­place la BB 512i avec un mo­teur aux cotes iden­tiques, bien qu’in­té­gra­le­ment re­ma­nié en pro­fon­deur. La puis­sance du Boxer re­monte à 390 ch ou 380 ch avec pot ca­ta­ly­tique. La Tes­ta­ros­sa de­vient ra­pi­de­ment la Fer­ra­ri la plus de­man­dée de la gamme. pro­duc­tion : 7 177 exem­plaires.

12 cy­lindres à plat 4 942,1 cc (411,8 cc uni­taire) – In­jec­tion mé­ca­nique Bosch K/KE-Je­tro­nic – Car­ter sec - 390 ch à 6 300 tr/mn – 78,9 ch/litre.

512 TR 1992 - 1994

avec la 512 Tr (salon de Los an­geles 1992), Fer­ra­ri cor­rige les dé­fauts struc­tu­rels de la Tes­ta­ros­sa et amé­liore son com­por­te­ment rou­tier. La nouvelle ges­tion mo­tro­nic abaisse les consom­ma­tions, aug­mente la puis­sance (428 ch) et condi­tionne une courbe de couple mieux éta­gée. Ce mo­dèle reste, de l’avis gé­né­ral, le plus abou­ti et le plus ho­mo­gène de la fa­mille Tes­ta­ros­sa. pro­duc­tion : 1 007 exem­plaires.

12 cy­lindres à plat 4 942,1 cc (411,8 cc uni­taire) – Ges­tion in­té­grale Bosch Mo­tro­nic 2.7– Car­ter sec - 428 ch à 6 750 tr/mn – 86,6 ch/litre.

F 512 M 1994 - 1996

Fin de par­cours pour la gé­né­ra­tion Tes­ta­ros­sa avec cette ver­sion F 512 « mo­di­fi­ca­ta » au style désuet, dé­ve­lop­pant 440 ch mais guère plus ra­pide en vi­tesse maxi que la 512 Tr. elle ne res­te­ra que deux an­nées en pro­duc­tion et clô­tu­re­ra la car­rière du mo­teur Boxer 12 cy­lindres 4 291 cc qui se­ra pas­sé de 390 à 440 ch en douze an­nées. pro­duc­tion : 503 exem­plaires.

12 cy­lindres à plat 4 942,1 cc (411,8 cc uni­taire) – Ges­tion in­té­grale Bosch Mo­tro­nic 2.7– Car­ter sec - 440 ch à 6 750 tr/mn – 89, ch/litre.

Chaque mo­teur est mon­té à la main par un ou­vrier qui signe son tra­vail. Ce­lui de la 512 TR ne dé­ve­loppe 86,6 ch/litre, ce qui n'est pas éle­vé dans l'ab­so­lu pour un 4 sou­papes par cy­lindre, mais dé­jà res­pec­table pour une cy­lin­drée de 5 litres. Le ré­gime de ro­ta­tion peut at­teindre des crêtes à 7 400 tr/mn, mal­gré une li­mi­ta­tion au rup­teur à 7 250 tr/mn.

La 365 GT4 BB de 1973. Elle fut équi­pée du pre­mier 12 cy­lindres à plat fabriqué par Fer­ra­ri, rom­pant avec une longue tra­di­tion de mo­teurs V12. or­mis un lé­ger chan­ge­ment de cy­lin­drée en 1975, le 12 cy­lindres boxer res­ta en pro­duc­tion jus­qu’en 1996 û

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