La sa­ga des Ber­li­nettes v8 Chez Fer­ra­ri pe­tits mo­teurs, gros ren­de­ments

Autoflash - - Sommaire - Dos­sier: Phi­lippe Ha­zan Pho­tos: Archives Fer­ra­ri et Pi­nin­fa­ri­na, Alain-Al­bert Scé­ma­ma, Fran­çois La­naud, Jean-Louis Gui­gou (Ca­non), Jo­seph Sa­la­mé (Ca­non).

DI­NO 308 GT4 1973 - 1980 PAS TOUT À FAIT BER­LI­NET­TA…

La di­no 308 gT4 n’a pas exac­te­ment suc­cé­dé à la di­no 246 gT, la pre­mière ayant été pré­sen­tée au sa­lon de pa­ris 1973, la se­conde ayant été ar­rê­tée en jan­vier 1974. Le plus im­por­tant est ailleurs, dans le style plus pré­ci­sé­ment. au­tant la 246 gT de pi­nin­fa­ri­na (is­sue de la 206 gT de 1965) était su­perbe et équi­li­brée, au­tant la 308 gT des­si­née par Ber- tone était pa­taude, ra­mas­sée, sans équi­libre mais sans faute ma­jeure de goût non plus. Cer­tains al­lèrent jus­qu’à dire qu’il ne s’agis­sait pas d’une vraie Fer­ra­ri, ce qui était ex­ces­sif et stu­pide puis­qu’il s’en ven­dit 2 826 exem­plaires en 7 ans. sans comp­ter les 840 exem­plaires de la 208 gT4 des­ti­née au mar­ché ita­lien, avec cy­lin­drée ré­duite à 1 991 cc pour échap­per à la taxa­tion fis­cale sur les grosses cy­lin­drées.

dans sport-au­to, Jo­sé ro­sins­ki dé­si­gnait la 308 gT4 comme “La meilleure Fer­ra­ri à ce Jour“. dans sa ten­ta­tive de com­pa­rai­son avec la 250 gTo de 1963, l’ami Jo­sé n’omet­tait pas de pré­ci­ser qu’en de­hors d’une cy­lin­drée iden­tique de 3 litres, une lon­gueur égale (4 325 mm) et l’as­sem­blage de la car­ros­se­rie ef­fec­tué à la sca­gliet­ti, les ac­coin­tances étaient faibles entre les deux mo­dèles.

La di­no 308 gT4 fait par­tie de ces Fer­ra­ri qui re­trouvent grâce aux yeux des pu­ristes, après avoir été dé­lais­sées. La mon­dial ap­par­tient à cette ca­té­go­rie, les 400/412 éga­le­ment. a dire vrai, la 308 gT4 était une ber­li­nette sa­cré­ment ma­niable et amu­sante, très équi­li­brée, très ho­mo­gène, sor­tant 255 ch pour seule­ment 1 150 kg. Ce qui nous em­mène vers les 4,50 kg par che­val. Loin d’être ri­di­cule comme va­leur. Beau­coup de spor­tives s’en conten­te­raient au­jourd’hui.

J’ai le sou­ve­nir d’un v8 éton­ne­ment souple sur une large plage de ré­gime al­lant de 2 500 à 5 000 tr/mn, un mo­teur

La sa­ga fa­mi­liale des ber­li­nettes Fer­ra­ri à mo­teur V8 dé­bute au Sa­lon de Pa­ris 1975 avec la 308 GTB. Vous le sa­viez dé­jà. Mais notre cô­té ico­no­claste nous au­to­rise une pe­tite va­riante. Nous dé­bu­tons donc cette gé­néa­lo­gie par la 308 GT4 qui n’était pas une ber­li­nette, c’est en­ten­du, mais fut la pre­mière Fer­ra­ri de route do­tée d’un mo­teur V8. Ce qui lui donne cer­tains droits…

as­sez so­nore avec un sif­fle­ment ca­rac­té­ris­tique dû aux quatre We­ber double-corps. nous ac­cro­chions 7 600 tr/mn sur les in­ter­mé­diaires et la vi­tesse maxi (avec les me­sures d’époque qui valent bien les ac­tuelles…) s’éta­blis­sait entre 250 et 255 km/h pour un peu plus de 270 km/h au comp­teur.

ven­due comme une 2+2, la 308 gT4 n’avait pas l’es­pace né­ces­saire à l’ar­rière pour re­ven­di­quer cette ap­pel­la­tion. Les sièges ar­rière ser­vaient de coffre d’ap­point, le coffre en lui-même, si­tué juste der­rière le v8 trans­ver­sal, ayant ten­dance à chauf­fer un peu trop les ba­gages. en 1975, pierre Le­mon­nier, res­pon­sable du bud­get pu­bli­ci­taire Fer­ra­ri, écri­vait sans com­plexe: “Le coffre ar­rière est une su­per co­cotte seB. vous met­tez un pot-au-feu en quit­tant l’etoile, je vous ga­ran­tis qu’il est cuit en ar­ri­vant à as­nières…“

Sa­lon de Pa­ris 1973. La nou­velle Di­no 308 GT4 c toie, pour quelques mois en­core, la Di­no 246 GT. Son des­sin, si­gné Ber­tone, fut dé­crié à l’époque.

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