La Tes­ta­ros­sa dans La gamme Fer­ra­ri 1984 – 1994

dans la gamme Fer­ra­ri 1984 – 1994

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La Tes­ta­ros­sa dé­ve­lop­pait 390 ch contre 360 ch à la BB 512 car­bus (à droite) dont elle re­pre­nait les mêmes cotes mo­teur. On re­marque la dif­fé­rence de pro­por­tions des voies ar­rière. (Pho­to Patrick Sau­te­let).

entre la Tes­ta­ros­sa pré­sen­tée fin 1984 et la F 512 m dé­voi­lée fin 1994, il exis­tait cin­quante che­vaux et 25 km/h d’écart. mais sur­tout, un com­por­te­ment rou­tier trans­fi­gu­ré. on consi­dère les 512 Tr et F 512 m comme des évo­lu­tions de la Tes­ta­ros­sa. À juste titre puisque les trois mo­dèles pos­sèdent les mêmes cotes mo­teur, le même em­pat­te­ment et une lon­gueur to­tale qua­si­ment iden­tique. il convient donc, en par­lant de chro­no­lo­gie du mo­dèle, d’in­té­grer la ver­sion ini­tiale et ses deux évo­lu­tions suc­ces­sives.

Mil­lé­sime 1985 (Sa­lon de Pa­ris 1984)

pré­sen­tée au pu­blic au sa­lon de pa­ris d’oc­tobre 1984, la rem­pla­çante de la BB 512i fut dé­voi­lée aux conces­sion­naires et aux clients la veille de l’ou­ver­ture du sa­lon, le 2 oc­tobre 1984, sur la scène du Li­do de pa­ris. Le mo­teur 12 cy­lindres boxer (Ti­po F 113a) était ce­lui de la BB in­jec­tion avec 50 ch sup­plé­men­taires (390 ch au lieu de 340 ch), bien que la ma­jo­ri­té des pièces aient été re­des­si­nées et qu’il dis­po­sa d’une distribution par cour­roie cran­tée au lieu de chaîne. pi­nin­fa­ri­na qui a des­si­né et fa­bri­qué la car­ros­se­rie (la BB sor­tait de la sca­gliet­ti) a in­sis­té sur le re­cen­trage des ra­dia­teurs eau – huile au centre de la voi­ture. La pro­duc­tion pour 1984 ne se­ra que 110 voi­tures, mais dé­jà, à l’is­sue du sa­lon de pa­ris, Fer­ra­ri an­nonce un car­net de com­mandes rem­pli jus­qu’en mars 1987 ! Ta­rif dé­cembre 1984 : 772 000 F – 34 cv (équi­va­lence 117 690 €).

Mil­lé­sime 1986 (Sa­lon de Pa­ris 1985)

La pro­duc­tion monte en ca­dence pour cette pre­mière an­née pleine de pro­duc­tion (568 voi­tures). dés le sa­lon de ge­nève 1986, la ver­sion à pot ca­ta­ly­tique avec sonde Lamb­da est pro­po­sée à la clien­tèle, en même temps que la ver­sion sans ca­ta­ly­seur. avec ca­ta­ly­seur, la Tes­ta­ros­sa perd 10 che­vaux et ne dé­ve­loppe plus que 380 ch à 6 100 tr/mn au lieu de 390 ch à 6 300 tr/mn (la ver­sion us fait 370 ch). La dé­mul­ti­pli­ca­tion est un peu rac­cour­cie sur les 2e et 4e rap­ports pour ré­cu­pé­rer en ner­vo­si­té. Le couple est en baisse no­table à 45,9 mkg à 4 600 tr/mn au lieu de 49,8 mkg à 4 500 tr/mn. Les per­for­mances res­tent in­chan­gées sur la fiche tech­nique, bien qu’elles ré­gressent dans la réa­li­té avec un 0-100 km/h en 5“9 et un ki­lo­mètre en 25“0 au lieu de 5“2 et 24“1. À partir du sa­lon de pa­ris, un se­cond ré­tro ex­té­rieur est mon­té à gauche, tou­jours fixé sur le mon­tant du pare-brise et tou­jours aus­si pro­émi­nent. en jan­vier 1986, à la de­mande de gian­ni agnel­li, pi­nin­fa­ri­na fa­bri­que­ra cinq exem­plaires d’une Tes­ta­ros­sa spi­der. Trois se­ront des­ti­nées à la fa­mille Fiat, deux res­te­ront pro­prié­té du car­ros­sier ita­lien. Ta­rif avril 1986 : 854 000 F – 34 cv (équi­va­lence 130 191 €).

Mil­lé­sime 1987 (Sa­lon de Pa­ris 1986)

Les deux ré­tros ex­té­rieurs sont abais­sés pour ré­pondre aux normes d’ho­mo­lo­ga­tions de cer­tains pays, no­tam­ment le Japon. ils amé­liorent la vi­si­bi­li­té et di­mi­nuent les bruits d’écou­le­ment d’air. adop­tion de l’in­jec­tion Bosch ke-Je­tro­nic avec cou­pure en dé­cé­lé­ra­tion (oc­tobre 1986). Tri­angles avant/ar­rière fa­bri­qués en mé­ca­no-sou­dure (no­vembre 1986). La Tes­ta­ros­sa sans ca­ta­ly­seur est tou­jours au ca­ta­logue. elle est la plus de­man­dée. pro­duc­tion tou­jours en hausse avec 829 voi­tures fa­bri­quées. Ta­rif avril 1987 : 899 000 F – 34 cv (équi­va­lence 137 051 €).

Mil­lé­sime 1988 (Sa­lon de Pa­ris 1987)

Chan­ge­ment de fixa­tion des roues (juin 1998) : cinq écrous au lieu d’un écrou cen­tral. La Tes­ta­ros­sa sans ca­ta­ly­seur est tou­jours au ca­ta­logue, sans dif­fé­rence de prix. en 1987, Fer­ra­ri a pro­duit 1 023 Tes­ta­ros­sa, soit presque le double que du­rant l’an­née 1985. Ta­rif mars 1988 : 917 000 F – 34 cv (équi­va­lence 139 975 €).

Mil­lé­sime 1989 (Sa­lon de Pa­ris 1988)

pas de mo­di­fi­ca­tions vi­sibles mais de nou­veaux ré­glages de chasses et de pin­ce­ment va­li­dés par l’usine, et adop­tés sur les voi­tures des clients lors des pas­sages en ate­liers. Ta­rif oc­tobre 1989 : 977 000 F – 34 cv (équi­va­lence 148 942 €).

Mil­lé­sime 1990 (Sa­lon de Pa­ris 1989)

au­cune mo­di­fi­ca­tion es­sen­tielle. Ta­rif oc­tobre 1990 : 1 108 000 F – 34 cv (équi­va­lence 168 913 €).

Mil­lé­sime 1991 (Sa­lon de Pa­ris 1990)

au­cune mo­di­fi­ca­tion sur le mo­dèle. La pro­duc­tion se ra­len­tit no­ta­ble­ment. L’usine com­mence à prendre les com­mandes pour le nou­veau mo­dèle pré­vu fin 1992. avec deux ans de dé­lais moyens, il faut ré­ser­ver sa voi­ture en dé­cembre 1990 pour en prendre li­vrai­son fin 1992. Ta­rif oc­tobre 1991 : 1 170 000 F – 34 cv (équi­va­lence 178 365 €).

Mil­lé­sime 1992 (Sa­lon de Pa­ris 1991)

au­cune mo­di­fi­ca­tion sur le mo­dèle. Fin de pro­duc­tion de la Tes­ta­ros­sa. no­tons qu’il est tou­jours pos­sible d’ob­te­nir une ver­sion sans pot ca­ta­ly­tique, celle-ci ayant été de­man­dé par 25 % de la clien­tèle pen­dant la du­rée de vie du mo­dèle. Ta­rif oc­tobre 1992 : 1 190 000 F – 34 cv (équi­va­lence 181 414 €)

Mil­lé­sime 1993 (Sa­lon de Pa­ris 1992)

La Tes­ta­ros­sa est rem­pla­cée par la 512 Tr au sa­lon de Los an­geles, le 2 jan­vier 1992. pour l’eu­rope, la pre­mière à pour cadre le sa­lon de Bruxelles, le 14 jan­vier. La 512 Tr est une évo­lu­tion de la Tes­ta­ros­sa dont elle cor­rige les prin­ci­paux dé­fauts, en par­ti­cu­lier au ni­veau du com­por­te­ment rou­tier. nou­veau bou­clier in­té­grant des feux se­con­daires, les op­tiques es­ca­mo­tables prin­ci­pales ne dis­pa­rais­sant pas, nou­veaux pan­neaux de portes, console cen­trale re­des­si­née, grilles ar­rière mo­di­fiée, roues de 18 pouces au lieu de 16 pouces.

Le Boxer 12 cy­lindres passe de 390 ch à 428 ch avec échap­pe­ment ca­ta­ly­tique sur tous les mo­dèles. L’aug­men­ta­tion des per­for­mances est es­ti­mée à 10 % avec une vi­tesse maxi su­pé-

rieure 310 km/h, alors que les meilleures Tes­ta­ros­sa frô­laient dif­fi­ci­le­ment les 300 km/h. Ta­rif oc­tobre 1992 : 1 197 666 F – 28 cv (équi­va­lence 185 583 €).

Mil­lé­sime 1994 (Sa­lon de Pa­ris 1993)

mon­tage en sé­rie d’un aBs Bosch 4 cap­teurs sur la 512 Tr à partir d’oc­tobre 1993. il est dé­con­nec­table de­puis la planche de bord par simple pres­sion sur un bou­ton. Ce sys­tème ne né­ces­site au­cune mo­di­fi­ca­tion gé­né­rale du sys­tème de frei­nage. pas de chan­ge­ment de ta­rif. Ta­rif oc­tobre 1993 : 1 197 666 F – 28 cv (équi­va­lence 190 408 €)

Mil­lé­sime 1995 (Sa­lon de Pa­ris 1994)

La F 512 m rem­place la 512 Tr à partir du sa­lon de pa­ris (oc­tobre 1994). Le 12 cy­lindres Boxer est por­té à 440 ch mais la voi­ture, re­sty­lée en ur­gence, com­porte pas mal de fautes de style. Les phares es­ca­mo­tables sont aban­don­nés au pro­fit d’op­tiques fixes, et les jantes bou­lon­nées sont de mé­diocre as­pect. seule la par­tie ar­rière reste presque in­tacte, mal­gré l’ap­pa­ri­tion de feux ronds as­sez dis­gra­cieux. Ta­rif oc­tobre 1994 : 1 197 000 F – 31 cv (équi­va­lence 182 481 €).

Mil­lé­sime 1996 (Sa­lon de Pa­ris 1995)

au­cun chan­ge­ment es­sen­tiel sur le mo­dèle. der­nière an­née d’exis­tence pour la F 512 m, com­mer­cia­li­sée seule­ment deux an­nées et pro­duite à 503 exem­plaires. sa rem­pla­çante, la 550 ma­ra­nel­lo, est pré­sen­tée en mars 1996 au sa­lon de ge­nève. avec elle, Fer­ra­ri rompt avec la tra­di­tion de la ber­li­nette à mo­teur Boxer 12 cy­lindres et re­vient au v12 en po­si­tion avant, dans la grande tra­di­tion de la 365 gTB/4 day­to­na. Ta­rif jan­vier 1996 : 1 249 000 F – 31 cv (équi­va­lence 190 408 €).

Pré­sen­tée au pu­blic au Sa­lon de Pa­ris 1984, la Tes­ta­ros­sa trô­nait si­mul­ta­né­ment sur les stands Fer­ra­ri et Pi­nin­fa­ri­na.

La F 512 M de 1994 fut re­sty­li­sée en ur­gence par Pi­nin­fa­ri­na. Les feux ar­rière ronds n’étaient qu’une faute de goOt par­mi d’autres. Elle connut un suc­cès très re­la­tif.

La 512 TR est équi­pée de l’ABS en sé­rie à partir d’oc­tobre 1993.

Confron­ta­tion à Fio­ra­no en jan­vier 1990– Tes­ta­ros­sa (à droite) contre 512 TR (à gauche).

Au mil­lé­sime 1987, ap­pa­ri­tion d’un se­cond ré­tro ex­té­rieur droit. Ils sont abais­sés pour ré­pondre aux normes d’ho­mo­lo­ga­tion de cer­tains pays, et amé­liorent la vi­si­bi­li­té.

ô partir de juin 1987, la Tes­ta­ros­sa aban­donne ses roues à écrou cen­tral pour une fixa­tion à cinq bou­lons ju­gée plus sOre.

La 512 TR est pré­sen­tée au Sa­lon de Los An­geles, le 2 jan­vier 1992. Elle pro­longe la li­gnée Tes­ta­ros­sa et rem­place celle-ci avec une puis­sance aug­men­tée de 38 che­vaux. Elle est consi­dé­rée comme la meilleure Tes­ta­ros­sa de tous les temps.

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