512 Tr La meilleure des tes­ta

« Sur la 512 TR, nous avons gar­dé tout ce qu’il y avait de bien dans la Tes­ta­ros­sa et en­le­vé tout ce qu’il y avait de mal ». Dans la bouche de Da­rio Be­nuz­zi, Ca­po Col­lau­da­tore delle vet­ture Fer­ra­ri stra­da­li (es­sayeur en chef des Fer­ra­ri de route), cette p

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r eprise de contact quelques dix-sept ans plus tard… ex­té­rieu­re­ment, la 512 Tr se dis­tingue de la Tes­ta­ros­sa par ses jantes 18 pouces au lieu de 16, chaus­sées en pi­rel­li p Ze­ro net­te­ment plus larges et plus bas que les mi­che­lin mXX ou goo­dyear eagle ha­bi­tuels de la Tes­ta. Leurs cinq branches per­mettent de dis­tin­guer les nou­veaux disques per­fo­rés. Les ailes et le ca­pot de la Tes­ta­ros­sa sont conser­vées, mais le bou­clier avant in­té­grant les feux et la ca­landre est re­des­si­né en forme de tra­pèze et le spoi­ler est peint dans la teinte de la car­ros­se­rie. Les feux et le bou­clier ar­rière ont chan­gé, le ca­pot in­tègre dé­sor­mais les ouïes de re­froi­dis­se­ment du mo­teur, alors que la Tes­ta­ros­sa dis­po­sait d'une grille rap­por­tée.

Il ne res­semble à au­cun autre mo­teur

on est as­sis très bas dans ce vaste ha­bi­tacle. on ar­rive fa­ci­le­ment à trou­ver une bonne po­si­tion, à condi­tion de ne pas avoir de grandes jambes car le siège ne re­cule pas as­sez. Le 12 cy­lindres boxer ré­vèle tout de suite son souffle au ra­len­ti. ré­gu­la­ri­té de fonc­tion­ne­ment, ab­sence to­tale de vi­bra­tions, il émet un bruit sourd et puis­sant qui ne res­semble à au­cun autre mo­teur.

Le le­vier de vi­tesses mé­tal­lique est tou­jours aus­si dur, sans le moindre jeu. La pre­mière est en bas, ce qui per­met d'avoir les 4e et 5e sur une même ligne. La pé­dale d'em­brayage de­mande un bon mol­let et le pé­da­lier per­met d'ef­fec­tuer un ta­lon-pointe dans les règles de l’art. La di­rec­tion très di­recte (non as­sis­tée) n'est pas trop lourde. il est vrai que la charge la plus im­por­tante s'exerce sur l'ar­rière, mais la lar­geur des pneus compte aus­si dans ce do­maine.

Pla­qué au siège en cin­quième !

en un ins­tant, on se re­trouve à plus de 7 000 tr/mn au mi­lieu d'une for­mi­dable pas­to­rale qui se dé­chaîne dans votre dos. il s'agit d'une au­then­tique mé­ca­nique spor­tive, pour ne pas dire de course. La pre­mière monte à 90 km/h, la se­conde à près de 140, la troi­sième à 180. La qua­trième per­met un bon 240 km/h et vous colle en­core au siège quand vous en­clen­chez le cin­quième rapport. une Fer­ra­ri mo­derne ne fait pas beau­coup mieux dans le genre… Les courbes sont ava­lées avec une fa­ci­li­té dé­con­cer­tante vers les 280 km/h comp­teur. on n'éprouve ja­mais l'im­pres­sion d'un dés­équi­libre ou de ré­ac­tions mal­saines ren­con­trées par­fois avec des voi­tures à mo­teur cen­tral.

Pas la peine de ré­tro­gra­der…

on se sent ins­tinc­ti­ve­ment en sécurité, au vo­lant d'une ma­chine qui ré­pond ra­pi­de­ment et avec pré­ci­sion aux ordres. L'ac­cé­lé­ra­tion très progressive per­met de trans­mettre au sol exac­te­ment ce qu'il faut de puis­sance dans les phases dé­li­cates. on peut sor­tir du vi­rage bien à plat en fai­sant glis­ser la voi­ture des quatre roues, ou­bliant une masse qui pèse plus de 1 600 kg en ordre de marche. Le com­por­te­ment est proche de la neu­tra­li­té. il suf­fit de do­ser les gaz sur le bon rapport, pas né­ces­sai­re­ment le plus court, car le couple est suf­fi­sam­ment im­por­tant pour ne pas avoir à ré­tro­gra­der outre me­sure.

L'ef­fi­ca­ci­té et l'en­du­rance du sys­tème du frei­nage de la 512 Tr fe­rait très bien l’af­faire sur une spor­tive de 2009. ici, la fi­nesse et la sen­si­bi­li­té de l’homme prennent le des­sus sur l’élec­tro­nique. notre voi­ture d’essai était l’une des pre­mières produites dé­but 1992 et ne dis­po­sait pas en­core de l’aBs qui ar­ri­va un peu plus tard. dans cer­tains cas, la roue avant droite avait ten­dance à se blo­quer, mais sans in­ci­dence sur la sta­bi­li­té.

La Fer­ra­ri 512 TR est très fa­cile à conduire, pas mons­trueuse du tout comme ses di­men­sions pour­raient le lais­ser croire. S'il n'y avait cette com­mande de boîte et ces pé­dales d'em­brayage et de frein ul­tra-dures, elle pour­rait être conduite par – presque – n’im­porte qui.

La 512 TR né­ces­site une so­lide pré­hen­sion du vo­lant. En re­vanche, les re­mon­tées d’in­for­ma­tions sont franches et pré­cises. Comme sur une voi­ture de course

Chas­seur Fiat G-91R contre Fer­ra­ri 512 TR…

Le gui­dage de boUte est vi­ril, très ferme. Avant que l’huile n’ar­rive à tem­pé­ra­ture, les chan­ge­ments de vi­tesses doivent être soi­gneu­se­ment dé­com­po­sés.

abi­tacle vaste et clair mais po­si­tion de conduite com­pli­quée pour les grands ga­ba­rits, à cause de sièges ne re­cu­lant pas as­sez.

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