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1967 (châs­sis 0856) IN­TOU­CHABLE, IRREMPLAÇABLE

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La plus belle voi­ture de course ja­mais construite. Les spé­cia­listes s’ac­cordent à le dire, re­layés par les pas­sion­nés du monde en­tier. C’est aus­si la plus chère, es­sen­tiel­le­ment à cause de sa ra­re­té : seule­ment quatre voi­tures fa­bri­quées par Fer­ra­ri pour la saison 1967. une tran­sac­tion pri­vée réa­li­sée à Bâle, fin mai 2007, au pro­fit d’un col­lec­tion­neur ja­po­nais, mon­sieur yo­shi­nao ku­za­mi, au­rait été fi­na­li­sée pour 14,670 mil­lions d’eu­ros ! Le châs­sis concer­né se­rait 0858 qui dé­bu­ta sa car­rière tard dans la saison 1967, aux 1000 km de mon­za en confi­gu­ra­tion fer­mée (2e avec scar­fiot­ti-parkes). La voi­ture fut trans­for­mée en spi­der pour la der­nière course de la saison, les 500 miles de Brands Hatch, qui per­mit à Fer­ra­ri de s’ad­ju­ger le titre mon­dial. entre-temps, en car­ros­se­rie fer­mée, elle avait chas­sé – en vain - la Ford mkiv jaune de gur­ney-Foyt lors d’un fi­nal des 24 Heures du mans 1967, his­to­rique et dra­ma­tique, à l’is­sue du­quel Lo­do­vi­co scar­fiot­ti et mi­chael parkes ne réus­sirent à com­pen­ser, en pi­lo­tage pur, les 20 km/h qui leur man­quaient dans la ligne droite des Hunaudières. suc­cé­dant à la 330 p3, qui échoua face aux Ford mkii lors des 24 Heures du mans 1966, la 330 p4 sym­bo­li­sait le der­nier ef­fort d’en­zo Fer­ra­ri dans sa ten­ta­tive de reprise du pou­voir sur le cir­cuit de la sarthe. Lé­gère, fé­line, presque su­blime, in­croya­ble­ment ra­pide, la 330 p4 pul­vé­ri­sa le re­cord du tour aux es­sais du mans d’avril 1967, à 235,813 km/h de moyenne, Lorenzo Ban­di­ni en état de grâce à son vo­lant. après la dé­route des Ford d’usine en dé­but d’an­née sur leurs terres, aux 24 heures de day­to­na, le coup sem­blait jouable au mans. La suite est connue. Lors du Concours d’elé­gance or­ga­ni­sé à l’oc­ca­sion des 60 ans de la Fer­ra­ri, c’est l’une de ces quatre 330 p4 qui ob­tint le titre ab­so­lu de “ra­cing Best of show“. La voi­ture pré­sen­tée était le châs­sis 0856 do­té d’un gros pal­ma­rès 1967. en car­ros­se­rie fer­mée, elle se clas­sa 2e des 24 Heures de day­to­na Beach (parkes - scar­fiot­ti), ga­gna les 1 000 km de mon­za (Ban­di­ni - amon) et fi­nit 3e au mans (mai­resse – “Beur­lys“), en­ga­gée conjoin­te­ment par l’usine et l’ecu­rie Fran­cor­champs. elle ter­mi­na la saison en car­ros­se­rie ou­verte aux 500 miles de Brands Hatch (7e, scar­fiot­ti – sut­cliffe). elle a été conser­vée, de­puis, dans cette confi­gu­ra­tion. son état de pré­sen­ta­tion était… ir­réel !

12 cy­lindres en V à 60° - 3 967 cc – 4 ACT/36 sou­papes – 450 ch à 8 000 tr/mn – In­jec­tion in­di­recte Lu­cas – Boîte-pont 5 rap­ports – Struc­ture mu­ti­tu­bu­laire – 4 freins à disques – 960 kg (Spi­der) – 328,5 km/h (es­sais 24 H du Mans, avril 1967, car­ros­se­rie ou­verte, Lorenzo Ban­di­ni).

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