275 gtb/4 1969

1969 (châs­sis 13873) SOU­VE­NIR DE DAY­TO­NA

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d es­si­née ma­gis­tra­le­ment au stu­dio pi­nin­fa­ri­na, exé­cu­tée dans les ate­liers de la sca­gliet­ti, do­tée d’une car­ros­se­rie en al­liage d’alu­mi­nium comme les 275 gTB et gTB/4, la ma­gni­fique 365 gTB/4 fut la ve­dette du sa­lon de pa­ris 1968, théâtre de sa pré­sen­ta­tion mon­diale. sur la pa­ter­ni­té de l’ap­pel­la­tion day­to­na, on se perd en conjec­tures. À com­men­cer par une his­toire va­seuse de lo­go mal fa­bri­qué où le “a“de day­to­na au­rait dis­pa­ru, quelques jours avant la pré­sen­ta­tion, obli­geant ma­ra­nel­lo à uti­li­ser la ty­po­lo­gie d’ori­gine… C’est Fran­co goz­zi, chef du ser­vice de presse, qui souf­fla à en­zo Fer­ra­ri le nom de day­to­na, en fé­vrier 1968, lors d’une réunion in­for­melle à l’usine. La voi­ture était alors en phase ter­mi­nale de mise au point. Le nom de day­to­na avait le double avan­tage d’être amé­ri­cain et d’évo­quer le tri­plé des 330 p4 aux 24 Heures de day­to­na Beach 1967. pour­tant, l’in­ge­nere n’était pas convain­cu. À day­to­na, ses voi­tures avaient ri­di­cu­li­sé les Ford d’usine, et il ne fal­lait ja­mais pro­vo­quer les amé­ri­cains qui pou­vaient, à tout ins­tant, sor­tir une nou­velle loi et rui­ner la car­rière d’une voi­ture, fut-elle une Fer­ra­ri. Jusque-là, quelques rares Fer­ra­ri de route avaient re­çu un nom sup­plé­men­taire, en plus de la co­di­fi­ca­tion usine : ame­ri­ca, su­per ame­ri­ca, su­per­fast, Ca­li­for­nia… À chaque fois, pour les be­soins de l’im­por­ta­tion aux etats-unis. Fi­na­le­ment, en­zo Fer­ra­ri mit son ve­to. La voi­ture sor­tit sous la dé­no­mi­na­tion 365 gTB/4, et le nom de day­to­na ne fi­gu­ra ja­mais sur au­cun ca­ta­logue of­fi­ciel de la firme. pour­tant, c’est sous cette ap­pel­la­tion que le monde en­tier la connaît… La 365 gTB/4 était moins agres­sive que sa car­ros­se­rie le lais­sait croire. d’abord, elle était pa­res­seuse du train avant et très lourde : 1 450 kg sans comp­ter 120 litres de car­bu­rant dans le ré­ser­voir. sa di­rec­tion non as­sis­tée était dure, très dure. on pou­vait en dire au­tant des pé­dales d’ac­cé­lé­ra­teur et d’em­brayage, qui contras­taient avec une pé­dale de freins ul­tra-sen­sible. Les sièges étaient trop bas par rapport au vo­lant et au pé­da­lier, et la vi­si­bi­li­té vers l’avant exé­crable. Bref, la 365 gTB/4 ac­quit ra­pi­de­ment une ré­pu­ta­tion de ca­mion, com­pa­rée à la vi­va­ci­té d’une 275 gTB/4. évi­dem­ment, la pré­sence sous le ca­pot du v12 4,4 litres Ti­po 251 avec ses six We­ber double-corps et ses douze bielles for­gées et po­lies, pou­vait anéan­tir toutes les cri­tiques. Lourde, soit, mais ul­tra-per­for­mante et sur­tout, par­fai­te­ment stable, la 365 gTB/4 était la pre­mière Fer­ra­ri sé­cu­ri­sante au-de­là de 240 km/h. spé­cia­le­ment pour elle, mi­che­lin avait dé­ve­lop­pé le Xvr dans un pro­fil 70 in­ha­bi­tuel­le­ment haut pour une grand Tou­risme.

12 cy­lindres en V à 60° - 4 390 cc – 4 ACT/48 sou­papes – 352 ch à 7 500 tr/mn – 6 car­bus We­ber 40 DCN/21 – Boîte-pont 5 rap­ports – Struc­ture mu­ti­tu­bu­laire – 4 freins à disques – 1 450 kg – 275,8 km/h – 400 mètres D.A en 14“2 – 1 000 mètres D.A en 26“0.

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