F40

1990 (châs­sis 86572) UNE SORTE DE MYTHE

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La Fer­ra­ri F40 est née, of­fi­ciel­le­ment, le 21 juillet 1987. dé­voi­lée à la presse spé­cia­li­sée à ma­ra­nel­lo en pré­sence d’en­zo Fer­ra­ri, elle sym­bo­li­sait les 40 an­nées d'exis­tence de la firme. elle se vou­lait aus­si une ré­ponse à la porsche 959, consi­dé­rée à l’époque comme “La voi­ture de sé­rie la plus ra­pide au monde“avec 315 km/h. La F40 était une voi­ture de piste, pas une voi­ture de course, même si elle en avait le com­por­te­ment et les per­for­mances. À cause de sa garde au sol ré­duite (mais ré­glable), elle était dif­fi­cile à conduire sur route ou­verte. La moindre im­per­fec­tion de la chaus­sée se ré­per­cu­tait im­mé­dia­te­ment au vo­lant, les pi­rel­li p Ze­ro ul­tra di­rec­tion­nels ne lais­saient rien pas­ser. on pou­vait ob­te­nir une voi­ture avec vitres des­cen­dantes par ma­ni­velles, cein­tures de sécurité 3 points à en­rou­leurs et boîte à syn­chros. sur de­mande – et sans sup­plé­ment – l’usine pro­po­sait une ver­sion des­ti­née à la piste avec har­nais com­pé­ti­tion 4 points, vitres cou­lis­santes et sur­tout, une boîte à cra­bots, plus ra­pide mais plus dure à en­ga­ger, né­ces­si­tant obli­ga­toi­re­ment un double-dé­brayage au ré­tro­gra­dage. dans sa quête de pu­re­té, l'usine avait dé­ci­dé de se pas­ser de l'air con­di­tion­né, sy­no­nyme de perte de puis­sance. Les clients pou­vaient l’ob­te­nir sur de­mande. L'ai­le­ron ar­rière était à in­ci­dence ré­glable. ses cotes d’ori­gine ga­ran­tis­saient une dé­por­tance maxi­male sur le train ar­rière. on était en­va­hi d’un sen­ti­ment de pa­nique en s'ins­tal­lant dans le ba­quet car­bone. rien n’était en­ga­geant, tout était hos­tile. Fer­mer la por­tière en ti­rant sur un câble n'avait rien de ras­su­rant. Chaque coup de gaz fai­sait vi­brer l'ha­bi­tacle en com­po­sites. étouf­fé par les tur­bos et le pot trans­ver­sal, le v8 res­pi­rait rauque et mé­chant. À chaque fois que vous lâ­chiez un rapport pour en­clen­cher le sui­vant, la waste-gate des tur­bos ja­po­nais cla­quait avec un son dur et mat. il n’y avait d’an­ti­blo­cage, de di­rec­tion as­sis­tée et même pas de ser­vo-frein. rien qu’un v8 bi­tur­bo de 478 ch pour avan­cer et des freins de course pour l’ar­rê­ter. peu de conduc­teurs pou­vaient conduire une F40 à la li­mite. et c’est tou­jours le cas au­jourd’hui. elle de­man­dait cou­rage, ex­pé­rience et mo­des­tie. exac­te­ment le contraire des su­per­cars ac­tuelles.

8 cy­lindres en V à 90° - 2 tur­bos IHI + 1 échan­geur Behr – 2 936 cc – 4 ACT/32 sou­papes – 478 ch à 7 000 tr/mn – Ges­tion in­té­grale: élec­tro­nique Ma­rel­li-We­ber I.A.W. – Boîte 5 rap­ports – Struc­ture mu­ti­tu­bu­laire + pan­neaux com­po­sites – 4 freins à disques ven­ti­lés – 1 100 kg – 326,3 km/h – 400 mètres D.A en 11“9 – 1 000 mètres D.A en 21“1 – 0 à 100 km/h en 4“52 – 0 à 260 km/h en 20“20.

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