EN­ZO

2004 (châs­sis 86572) 350 km/h !

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a u sa­lon de pa­ris 2002, ma­ra­nel­lo re­prend son lea­der­ship en ma­tière de su­per­car, dé­voi­lant l’en­zo dont la carte de vi­site se ré­sume en une seule phrase : “La Fer­ra­ri de route la plus ra­pide ja­mais pro­duite“. deux se­condes de moins qu’une F50 au ki­lo­mètre, presque 190 che­vaux de mieux qu’une F40, plus vite qu’une 288 gTo de 50 km/h…nous pour­rions conti­nuer long­temp. Hor­mis la mc La­ren F1, au­cune voi­ture ho­mo­lo­guée pour la route n’était al­lée aus­si loin. Confron­té aux mises en vi­tesse d’une voi­ture pas­sant de 0 à 200 km/h en 9,5 se­condes, dé­pas­sant 350 km/h, dé­ga­geant la puis­sance de frei­nage d’une For­mule 1, l'en­zo pou­vait dif­fi­ci­le­ment être mise entre des mains no­vices mal­gré ses aides élec­tro­niques, toutes dé­con­nec­tables mais par­fois in­dis­pen­sables, en par­ti­cu­lier sur chaus­sée hu­mide. Comme la F50, l'ar­chi­tec­ture mo­teur s’ap­puyait sur un v12 at­mo­sphé­rique à 65° à ca­lage va­riable ad­mis­sion/échap­pe­ment. puis­sance et couple ins­pi­raient une cer­taine ré­flexion avant de pres­ser le bou­ton du dé­mar­reur : 660 ch à 7 800 tr/m et 66,5 mkg à 5 500 tr/mn. sans ja­mais sem­bler for­cer, l'en­zo était ca­pable de vi­tesse de pas­sage en vi­rage que l’on qua­li­fie­ra “d’in­ha­bi­tuelles“pour une su­per­car simple pro­pul­sion. La pi­lo­ter à 50 % de ses pos­si­bi­li­tés était dé­jà ex­cep­tion­nel, al­ler au-de­là ne pou­vait se faire qu’en cir­cuit fer­mé et de­man­dait une ex­pé­rience af­fir­mée. elle pre­nait ra­pi­de­ment le contrôle de son pi­lote, si ce­lui-ci n’avait pas un cer­tain ba­gage tech­nique à lui op­po­ser. élec­tro­nique à zé­ro, fonc­tion“Launch Con­trol“en­clen­chée, le port du casque n’était pas su­per­flu pour les sor­ties du Club Fer­ra­ri. on dit que l’exa­men d’une voi­ture après un ac­ci­dent est ré­lé­va­teur. Les quelques en­zo qui furent ac­ci­den­tées (… dés­in­té­grées se­rait plus juste), étaient to­ta­le­ment ir­ré­cu­pé­rables, avec pour­tant une constante : une par­faite te­nue de la cel­lule de sur­vie, et plus grand chose au­tour… L’en­zo était plus ra­pide de 4,5 se­condes que la F50 sur le grand tra­cé de Fio­ra­no, le pro­grès étant à mettre, pour moi­tié, au ma­nie­ment de la boîte sé­quen­tielle en­clen­chant les 6 rap­ports en 150 mil­li­se­condes. L’as­so­cia­tion d’une di­rec­tion di­recte (2 tours de bu­tée à bu­tée) et de pneus de 345 mm à l’ar­rière, avait pour ré­sul­tat de com­mu­ni­quer les mou­ve­ments du vo­lant au châs­sis dans le quart de se­conde. ré­flexes non su­per­flus… C’est à partir de 320 km/h que l’on com­men­çait à sen­tir une lé­gère dé­per­di­tion de fee­ling, im­mé­dia­te­ment ré­per­cu­tée au vo­lant. soit, on conser­vait ce cap, soit on le dé­pas­sait pour re­trou­ver une nou­velle sen­sa­tion, plus franche celle-là. a près de 360 km/h au comp­teur, dire que l’en­zo était fa­cile à em­me­ner se­rait de la for­fan­te­rie. La dé­por­tance consi­dé­rable gé­né­rée sur la par­tie ar­rière de la car­ros­se­rie ren­dait la voi­ture très “fine“aux confins de sa vi­tesse maxi. mais quelle voi­ture est fa­cile à pi­lo­ter à 350 km/h ?

12 cy­lindres en V à 65° at­mo­sphé­rique – 5 998 cc - 4 ACT/48 sou­papes – 660 ch à 7 800 tr/mn – Ges­tion élec­tro­nique Bosch Mo­tro­nic ME7 – Boîte ro­bo­ti­sée 6 rap­ports – Struc­ture monocoque fibres de car­bone/No­mex – 4 freins à disques cé­ra­mique/car­bone – 1 255 kg – 354,3 km/h – 400 mètres D.A en 10“8 – 1 000 mètres D.A en 19“4 – 0 à 100 km/h en 3“65 – 0 à 300 km/h en 20“56.

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