DE BONNES DENTS POUR LONG­TEMPS.

TOUTES LES RÉ­PONSES POUR CONSER­VER SES QUENOTTES BLANCHES ET SO­LIDES AU FIL DES AN­NÉES.

Avantages - - Sommaire - par LAU­RA CHA­TE­LAIN

Tout ce qu’il faut sa­voir pour les gar­der blanches et so­lides

Deux bros­sages par jour, ça suf­fit ?

Oui, c’est la ga­ran­tie d’une bonne hy­giène buc­cale. Le bros­sage du soir doit du­rer au moins 2 mi­nutes afin de bien éli­mi­ner les dé­bris ali­men­taires et les bac­té­ries. Si­non, celles-ci pro­fitent de la baisse de sa­live au cours de la nuit pour at­ta­quer dents et gen­cives. Le ma­tin, on se lave les dents avant de prendre le pe­tit dé­jeu­ner : les bois­sons acides type jus d’orange ou de pam­ple­mousse fra­gi­lisent l’émail qui risque en­suite d’être agres­sé par les poils de la brosse. Cô­té mou­ve­ment, on évite le va-et-vient ho­ri­zon­tal qui fait se ré­trac­ter la gen­cive et fa­vo­rise les dé­chaus­se­ments. Un mou­ve­ment doux de rou­leau, de la gen­cive vers la dent est bien plus ef­fi­cace. Pour net­toyer la face in­terne des dents, on tient la brosse à la ver­ti­cale et, pour at­teindre celles du fond, on ferme la bouche. Bon à sa­voir : quand la brosse à dents est sèche, le den­ti­frice adhère mieux aux poils.

Je suis pau­mée au rayon den­ti­frice, comment choi­sir ?

Qu’il soit li­quide, en pâte ou en gel, peu im­porte, à condi­tion qu’il contienne du fluor pour pro­té­ger l’émail en sur­face. Mais on ban­nit le tri­clo­san, un an­ti­sep­tique puis­sant, sus­pec­té de per­tur­ber l’ac­ti­vi­té de nos hor­mones.

Gen­cives fra­giles : pri­vi­lé­gier les for­mules avec des an­ti­bac­té­riens na­tu­rels type can­ne­berge ou myrte (El­gy­dium Phy­to).

Dents sen­sibles : mi­ser sur des ac­tifs io­niques, type po­tas­sium, pour « ob­tu­rer » en sur­face les ca­naux qui mènent aux nerfs de la dent et qui causent la dou­leur (Gum Sen­si­vi­tal, Sen­so­dyne).

Dents jau­nies ou ta­chées : l’as­so­cia­tion mi­cro-cris­taux (par­ti­cules de si­lice) et bi­car­bo­nate agit sur la co­lo­ra­tion en sur­face due au ca­fé ou au thé (Va­de­me­cum Bio Blan­cheur Na­tu­relle, Si­gnal White Now). L’ef­fet dis­pa­raît à l’ar­rêt du pro­duit.

Une brosse souple, c’est pour qui ?

Tout le monde, sauf si le den­tiste donne d’autres di­rec­tives (ce qui est rare). Les poils durs, qui peuvent fa­vo­ri­ser la ré­trac­ta­tion des gen­cives, sont à pros­crire. Les dents sen­sibles ap­pré­cie­ront les poils ex­tra-souples et co­niques, plus doux pour l’émail. Une ha­leine qui laisse à dé­si­rer ? Le gratte-langue (les pe­tits pi­cots en si­li­cone si­tués au dos de la brosse) éli­mine une par­tie des bac­té­ries ni­chées sur le des­sus de la langue. Bien plus ef­fi­cace que les poils de la brosse qui peuvent en plus créer des lé­sions. Plon­ger ré­gu­liè­re­ment la tête de la brosse dans un bain de bouche an­ti­sep­tique per­met de la net­toyer, et elle doit dans tous les cas être chan­gée chaque tri­mestre (voire da­van­tage en cas de ma­la­die, usure pré­ma­tu­rée…).

La brosse élec­trique : plus ef­fi­cace que la ma­nuelle ?

A du­rée de bros­sage égale, elle éli­mine jus­qu’à 2 fois plus de plaque den­taire. La vi­bra­tion mé­ca­nique dé­colle les ré­si­dus, il est donc in­utile d’ap­puyer comme une brute. En cas de gen­cives sen­sibles, il faut une brosse adap­tée (Phi­lips So­ni­care sans ro­ta­tions ou Oral B Sen­si­tive Clean). Quid des brosses high-tech dites « so­niques » ou « ul­tra­so­niques » ? Si elles vibrent plus vite et dé­collent en théo­rie plus de plaque den­taire, elles res­tent chères et pas for­cé­ment agréables à uti­li­ser.

Pour ou contre le bain de bouche ?

Ceux pres­crits par le den­tiste suite à une chi­rur­gie, des pro­blèmes de gen­cives ou une in­fec­tion (Alo­dont, Elu­dril, Hex­tril…) sont à uti­li­ser 10 jours max. Au-de­là, ils risquent de dé­sta­bi­li­ser la flore bac­té­rienne de la bouche. Celle-ci hé­berge en­vi­ron 700 es­pèces dif­fé­rentes qui font bar­rage aux mi­crobes. Dés­équi­li­brer cet éco­sys­tème avec des pro­duits trop agres­sifs ex­pose aux ca­ries, aux ma­la­dies pa­ro­don­tales, mais aus­si à la mau­vaise ha­leine ! Si cer­tains bains de bouche « clas­siques » en­cou­ragent le dé­ve­lop­pe­ment des « bonnes » bac­té­ries (Lis­te­rine Zé­ro aux huiles es­sen­tielles an­ti­sep­tiques), on peut aus­si se faire sa lo­tion mai­son. On mé­lange les tein­tures-mères de ca­len­du­la (adou­cis­sante), de phy­tol­la­ca (an­tiin­fec­tieuse et an­ti-in­flam­ma­toire) et d’echi­na­cea (sti­mule l’im­mu­ni­té buc­cale) à parts égales dans un fla­con, et on di­lue 1 cuil. à s. de ce mé­lange dans un peu d’eau. On garde 30 se­condes en bouche pour bien net­toyer les mu­queuses des joues avant de cra­cher.

Le fil den­taire et les bros­settes sont-ils in­dis­pen­sables ?

Oh que oui. C’est le seul moyen d’éli­mi­ner les ré­si­dus là où la brosse à dents ne peut pas se fau­fi­ler. Le fil den­taire doit être pas­sé tous les jours (de pré­fé­rence un fil ci­ré qui s’ef­fi­loche moins) et les bros­settes in­ter­den­taires sont plu­tôt in­di­quées chez celles et ceux qui ont des pro­blèmes de gen­cives ou des es­paces in­ter­den­taires très larges. Pour trou­ver le dia­mètre qui convient, il faut com­men­cer par la plus pe­tite taille et aug­men­ter jus­qu’à rem­plir com­plè­te­ment les trous en per­met­tant tou­jours la cir­cu­la­tion de la bros­sette.

Une ca­rie in­do­lore… je dois consul­ter ?

La si­tua­tion peut vite dé­gé­né­rer. Et, sur­tout, une ca­rie en ap­pelle une autre : elle en­traîne une aci­di­fi­ca­tion de la sa­live qui dé­règle la flore buc­cale et fa­vo­rise l’ap­pa­ri­tion de… ca­ries ! Alors, le pas­sage chez le spé­cia­liste est in­dis­pen­sable.

Qui dit dents de tra­vers dit for­cé­ment bagues ?

Il ne s’agit pas que d’es­thé­tique. Notre san­té aus­si est en jeu car une ran­gée bien droite se net­toie mieux et per­met de mâ­cher (et de di­gé­rer) plus fa­ci­le­ment. De plus, avoir les dents en quin­conce aug­mente le risque de bruxisme : on serre la mâ­choire la nuit pour com­pen­ser le dés­équi­libre et on souffre de dou­leurs mus­cu­laires et de maux de tête. Dé­sor­mais, la plu­part des pro­blèmes se règlent avec des tech­niques su­per dis­crètes. Les gout­tières trans­pa­rentes In­vi­sa­li­gn, fa­bri­quées sur me­sure par or­di­na­teur, sont qua­si in­dé­tec­tables. Il est pos­sible de les en­le­ver ponc­tuel­le­ment, mais il faut les por­ter au moins 20 h par jour. Trois mois suf­fisent pour un mi­ni-ré­ali­gne­ment, il faut comp­ter jus­qu’à 2 ans si le pro­blème est plus sé­vère. Seul bé­mol : le coût très éle­vé (de 3 000 € à 5 000 €, non pris en charge par la Sé­cu mais par­tiel­le­ment rem­bour­sés par des mu­tuelles). L’or­tho­don­tiste peut op­ter pour des bagues lin­guales (face in­terne des dents) si la dé­for­ma­tion est plus com­plexe. In­vi­sibles, elles peuvent gê­ner l’élo­cu­tion au dé­but et sont en­core plus chères (de 5 000 € à 9 000 €). Os et ra­cines doivent être en bon état pour supporter la pres­sion des ap­pa­reils. Adulte, cor­ri­ger un dé­ca­lage des mâ­choires avec un trai­te­ment or­tho­don­tique seul n’est plus pos­sible, une chi­rur­gie maxil­laire est in­dis­pen­sable, rem­bour­sée par la Sé­cu.

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