La fo­lie du poulpe

SNACKÉ, GRILLÉ, MIJOTÉ, ÉMINCÉ : LE CÉPHALOPODE FAIT FU­REUR DANS NOS AS­SIETTES DE L’ÉTÉ !

Avantages - - Planète -

Un monstre ap­pri­voi­sé

Fi­ni le temps où la pieuvre sus­ci­tait l’épou­vante, comme dans les ré­cits de Jules Verne ou de Vic­tor Hu­go. Mal­gré (ou plu­tôt grâce à) ses ten­ta­cules et à ses ven­touses, le céphalopode sé­duit les gas­tro­nomes, qui se pâment en dé­gus­tant sa chair. Pas un bis­trot ou un pe­tit res­to à la mode qui ne le mette dé­sor­mais à la carte : le poulpe s’im­pose bien au-de­là du Bas­sin mé­di­ter­ra­néen (Grèce, Por­tu­gal, Es­pagne…) où il fal­lait avant al­ler le dé­bus­quer !

De­ve­nu star ten­ta­cu­laire

Ex­trê­me­ment pho­to­gé­nique par ses membres for­mant des ara­besques, l’ani­mal car­tonne sur Ins­ta­gram. Ses ad­dicts ri­va­lisent de mots-clés pour par­ta­ger leur pas­sion : #poulpe, #oc­to­pus (plus de 2,2 mil­lions de posts), #pol­po (à l’ita­lienne) et autres clins d’oeil : #poul­pe­fe­ver #poul­pi­tude #jai­me­le­poulpe #poul­pe­fic­tion… Deux ans après le très bel ou­vrage de Jean-Pierre Mon­ta­nay

(Poulpe, éd. Ha­chette), un nou­veau livre* lui est consa­cré par Anne Etorre, une au­teure pas­sion­née qui nous in­cite à le cui­si­ner.

Pas si co­riace à pré­pa­rer

On l’a sou­vent dite ca­ou­tchou­teuse, mais sa chair se ré­vèle tendre et moel­leuse si elle est bien trai­tée. L’op­tion la plus sûre : un pas­sage au congé­lo (12 h), qui casse ses fibres ; si­non, on peut aus­si lui ta­per des­sus pour l’at­ten­drir et se dé­fou­ler ! En­suite, on le cuit gen­ti­ment au court-bouillon après l’avoir fait « fri­ser » 3 x 20 s à l’eau fré­mis­sante. En car­pac­cio, en sa­lade, avec des pas­ta ou en­core grillé au BBQ : le poulpe ga­ran­tit un ef­fet whaou ! * « Le poulpe, dix fa­çons de le pré­pa­rer », d’A. Etorre, 8 €, éd. de l’Epure.

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