Am­brine, 25 ans

Be - - PRECIOUS -

la rup­ture, je ne sa­vais plus vrai­ment qui j’étais, ce que j’ai­mais réel­le­ment. Le cyclisme ? le basket ? N’avais-je pas, par mi­mé­tisme, en­dos­sé les pas­sions de mes ex ? Je me suis re­cen­trée.” À de­mi-mot, elle évo­que­ra même une pé­riode d’abs­ti­nence vo­lon­taire. C’est le cas aus­si d’Élié­nor, 39 ans, qui a re­fu­sé pen­dant un an de faire en­trer qui que ce soit dans sa vie : “La rup­ture m’avait fait perdre sept ki­los et mon sou­rire. J’avais d’abord be­soin de me re­cons­truire. Je n’au­rais même pas pu ima­gi­ner qu’un mec me touche. Le run­ning, douze heures par se­maine, m’a ai­dée. Je sen­tais mon corps, j’en étais fière. L’es­time de moi re­gon­flée, je pou­vais alors en­vi­sa­ger par­tir « en re­con­quête ».” Mais le re-cé­li­bat n’est pas que conva­les­cence et co­gi­ta­tion. Il est aus­si un for­mi­dable ré­veil. Toutes l’af­firment : il y a un mo­ment dé­clic, dé­to­na­teur, qui dit : “Stop le pas­sé, let’s have fun !” Zoé, via la garde al­ter­née de sa fille, se re­trouve un week-end sur deux 100 % libre. “J’ai alors l’im­pres­sion de re­nouer avec mes an­nées ly­cée. Une ado en lâ­chage to­tal. Je ri­gole fort, je pi­cole, danse, m’ha­bille n’im­porte comment, re­noue avec des co­pines ou­bliées. Je suis eu­pho­rique. Et sans craindre le ju­ge­ment de mon mec.” On croit re­voir le film “Young Adult”, où Char­lize The­ron re­tom­bait en ado­les­cence après son di­vorce. San­drine, dans une ver­sion plus do­mes­tique, avoue s’en­fi­ler pa­quets de M&M’s et Kin­der Dé­lice, et se cou­cher grosses chaus­settes aux pieds. Sa­rah, 28 ans, une rup­ture en no­vembre après dix ans de vie com­mune, pas­sée par la phase re­lou “où tu dois an­non­cer et ex­pli­quer à tout le monde que c’est fi­ni avec Bi­dule”, en­vi­sage dès la ren­trée de s’ins­tal­ler en coloc avec des co­pines. Ré­gres­sion ? Sa­ve­rio To­ma­sel­la cor­rige : “Pour moi, ce n’est pas une phase ré­gres­sive, mais plu­tôt un nou­veau rythme de vie, créa­tif, où l’on se ré­in­vente. On sort des ha­bi­tudes de la vie à deux, pour le dé­rè­gle­ment choi­si, as­su­mé, de la vie so­lo. C’est très en­ri­chis­sant. Et le meilleur moyen de faire des ren­contres.” Et plus si af­fi­ni­tés. Oui, car quid de sa vie sexuelle ? Es­ther, Lyon­naise de 33 ans, qui se dé­crit comme un “ani­mal fi­dèle”, s’est re­trou­vée “sur le mar­ché” au len­de­main du der­nier jour de l’An, après quatre ans de vie en couple sans écart. “C’était énorme. À la fois gé­nial et

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