MA­RIE DE VILLE­PIN

Be - - DRESS CO D E S - — CA­RO­LINE ROUSSEAU

Man­ne­quin, co­mé­dienne

et chan­teuse

Ma­rie de Ville­pin et Rie Ras­mus­sen se ren­contrent à Pa­ris en 2005, sur le tour­nage d’“An­gel-A”, de Luc Bes­son. Et quand la pre­mière dé­barque dans la fou­lée à New York, à 19 ans, elle s’ins­talle tout na­tu­rel­le­ment chez la se­conde. Im­pos­sible de res­ter de marbre de­vant l’af­fec­tion qui les lie. “Ma­rie est in­tel­li­gente, bien éle­vée, et elle adore l’art, té­moigne Rie Ras­mus­sen. Elle chante in­croya­ble­ment bien. Elle était comme mon élève. Mais c’est une femme main­te­nant. Je n’ai pas un seul pro­jet au­quel elle ne par­ti­cipe. Mon monde tourne au­tour d’elle, c’est mon pe­tit ange.” Ren­contre avec une muse tom­bée du ciel.

Un jour, on m’a de­man­dé : “Si je te coupe, que saignes-tu ?” J’ai ré­pon­du : “De la musique et de la poé­sie.” Je m’en­traîne chaque jour à être meilleure gui­ta­riste et pa­ro­lière.

Je suis en­tou­rée d’écri­vaines, réa­li­sa­trices, peintres, mu­si­ciennes... Hor­mis leur ta­lent, c’est leur per­son­na­li­té hors pair qui me nour­rit. Je ne peux pas ima­gi­ner l’art en tant qu’ex­pé­rience dé­ta­chée de la vie.

Si je suis en Ca­li­for­nie, je pense plage, so­leil, vagues par­faites, conduire ma voi­ture pieds nus cou­verts de sable, musique à fond, fous rires et ba­lades à che­val avec des amis. Mais il me faut aus­si l’écri­ture d’un poème ou d’une chan­son, la maî­trise d’une nou­velle com­pé­tence. J’ai un énorme be­soin de créer, ex­traire des choses de mon corps. Et de les par­ta­ger.

Je lis ces “fai­seurs de feu” que sont Ar­thur Rim­baud, An­to­nin Ar­taud, Jorge Luis Borges et Ma­ri­na Ts­ve­taïe­va. Ou bien j’écoute John Frus­ciante, John Lee Hoo­ker, Mud­dy Wa­ters, Light­nin’ Hop­kins... Ce sont mes sanc­tuaires de poche.

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