LA BEE DU MOIS

Be - - SOMMAIRE - —ANNE-LAURE GRIVEAU

DE MON­TRÉAL À PA­RIS, L’UNE DES BEN­JA­MINES DU CRA­ZY HORSE, KA­RINE, 21 ANS, NOUS RA­CONTE SES

DÉ­BUTS COMME DAN­SEUSE.

Avec elle, tout est une ques­tion de “fun”, comme on dit au Qué­bec. Même le Cra­zy. Faire par­tie de la troupe de sol­dats la plus sexy au monde n’était ni un ob­jec­tif ni même un rêve. Un dî­ner en fa­mille où l’on évoque la ve­nue du ca­ba­ret pa­ri­sien à Mon­tréal, sui­vi d’un clic sur In­ter­net où elle dé­couvre qu’une au­di­tion a lieu le len­de­main, la poussent à se pré­sen­ter. Sa plas­tique et son pro­fil aty­pique – elle pra­tique le hip-hop de­puis son en­fance, aime la ran­don­née et uti­lise comme book une pho­to prise la veille dans le maillot de bain de sa mère – font le reste. Jan­vier 2013, la voi­là à Pa­ris en for­ma­tion Cra­zy. Deux mois plus tard, elle in­ter­prète Hip­py Bang Bang, comme on l’a sur­nom­mée en ré­fé­rence à sa co­oli­tude. Elle a beau être l’une des plus jeunes du ba­taillon, dan­ser qua­si-nue n’est pas un pro­blème. “J’ai dé­cou­vert qu’entre le trash et le prude exis­tait la sen­sua­li­té, celle d’une femme forte et belle qui s’as­sume ! Quand je danse, je suis si concen­trée sur la cam­brure, les ta­lons et les poses que je pense à autre chose qu’à ma nu­di­té”. Le spec­ta­teur pas tou­jours ! Alors pour évi­ter tout contact, Ka­rine, comme les autres filles, uti­lisent le pas­sage dé­ro­bé du ca­ba­ret et les taxis pri­vés. Show “Fo­re­ver Cra­zy” à Cannes. Jus­qu’au 24 août.

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