RO­MAN LU PAR MOR­GANE LARIG, HA­BI­TUÉE DE SON CA­FÉ DE QUAR­TIER

Be - - BANC D ’ E S SAI - ....................................................

La pre­mière phrase du livre ?

“La der­nière fois que je vis Mi­guel Des­vern fut aus­si la der­nière fois que sa femme Lui­sa le vit, ce qui n’en est pas moins étrange, peut-être même in­juste, puisque c’était elle sa femme, et moi une in­con­nue qui n’avait ja­mais échan­gé avec lui le moindre mot.”

Ra­con­tez-nous l’his­toire sans trop en dire…

Tous les ma­tins au ca­fé, Ma­ria Doltz ob­serve un couple, vi­si­ble­ment très heu­reux, as­sis en face d’elle. Jus­qu’au jour où elle ap­prend que le ma­ri a été tué sauvagement.

Com­bien de temps avez-vous mis pour le lire ?

Deux se­maines en li­sant dans le mé­tro et un peu au lit.

La phrase qui vous a mar­quée ?

“Nous sa­vons dès le dé­but – dès l’ins­tant où ils meurent – que nous ne de­vons plus comp­ter sur eux, même pour les choses les plus in­si­gni­fiantes, un ba­nal coup de fil ou une ques­tion stu­pide.” C’est vrai, le deuil ouvre par­fois une boîte pleine de jo­lis sou­ve­nirs.

Une bonne rai­son de le lire ?

L’am­biance du ca­fé, les gens qui se croisent et se quittent aus­si vite.

À qui l’of­fri­riez-vous ?

À ma mère. Elle m’a trans­mis ce pe­tit plai­sir de boire un ca­fé en ter­rasse, en ob­ser­vant les gens.

Note at­tri­buée ?

B. Il se lit d’une traite. “Comme les amours”, de Ja­vier Marías (éd. Gal­li­mard). En li­brai­ries le 22 août.

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