L’HUILE AUX TRÉ­SORS

Ré­ha­bi­li­tées par les ex­perts, tra­vaillées dans des for­mules ul­tra per­for­mantes par les marques, les huiles pour le vi­sage sont les nou­veaux chou­chous des beau­ty ad­dicts. La preuve par cinq. Par Joy Pin­to.

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Vous avez be­soin d’un pe­tit tra­vail psy­cho­lo­gique pour don­ner à l’huile un lais­sez-pas­ser “vi­sage” ? Li­sez ce­ci : l’on­guent du mo­ment pro­met nu­tri­tion, dou­ceur et ré­pa­ra­tion grâce aux choix des élixirs vé­gé­taux et aux prouesses de for­mu­la­tion. Et sans les in­con­vé­nients que l’on ima­gine (ça colle, ça luit, ça fait des bou­tons…). Ins­tan­ta­né­ment, son tou­cher de peau soyeux sé­duit. Mais c’est sur­tout l’em­bel­lis­se­ment de l’épi­derme au fil des jours qui achève de convaincre. Au point que l’on au­rait en­vie de n’uti­li­ser qu’elle. Un pe­tit piège, in­of­fen­sif à condi­tion de l’in­té­grer à une rou­tine de soin équi­li­brée. Car, comme nous, la peau a be­soin d’huile… et d’eau !

1. ELLE EST HY­PER­AC­TIVE

Con­trai­re­ment à l’eau qui sert de base aux crèmes et aux sérums, l’huile vé­gé­tale est un pro­duit de soin à elle seule. Elle abrite les mêmes li­pides que ceux qui com­posent le film pro­tec­teur de la peau. Soit du cho­les­té­rol, des tri­gly­cé­rides, de la vi­ta­mine E, et sur­tout les acides gras es­sen­tiels (omé­ga-3,6,9) dont l’épi­derme se nour­rit, mais qu’il ne sait pas syn­thé­ti­ser. Et comme la peau connaît ces ac­tifs, elle les as­si­mile très fa­ci­le­ment.

2. ELLE EST TRÈS NA­TURE

À l’in­verse des huiles corps ou che­veux, sou­vent si­li­co­nées ou ad­di­tion­nées d’huiles mi­né­rales, celles dé­diées au vi­sage s’ap­puient sur une base pu­re­ment vé­gé­tale. Nul be­soin de conser­va­teurs dans une for­mule qui ne contient pas une goutte d’eau, d’au­tant que leur te­neur en vi­ta­mine E les pro­tège de l’oxy­da­tion. Seul l’ajout d’ac­tifs peut dé­tour­ner le pro­duit du 100 % na­tu­rel ; et en­core, la plu­part sont aus­si na­tu­rels.

3. ELLE EST UL­TRA CONCEN­TRÉE

Le monde des ac­tifs se di­vise en deux ca­té­go­ries : ceux qui sont so­lubles dans l’eau et ceux qui le sont dans l’huile. Quand on com­pose une crème, on in­tègre les mo­lé­cules dé­diées à chaque phase – aqueuse et hui­leuse –, puis on émul­sionne les deux en priant pour que ça prenne. Un équi­libre fra­gile qui ne per­met pas tou­jours aux la­bos de concen­trer les soins au­tant qu’ils le vou­draient. Avec l’huile – comme avec le sé­rum pour les in­gré­dients hy­dro­so­lubles –, on peut char­ger la for­mule pour aug­men­ter son ef­fi­ca­ci­té.

4. ELLE A LES BONS AL­LIÉS

Qui sont donc ces ac­tifs en af­fi­ni­té avec les huiles vé­gé­tales ? Lo­gi­que­ment, d’autres huiles, no­tam­ment celles ex­traites des algues, au­tre­fois uti­li­sées en ali­men­taire pour leur taux im­por­tant en omé­ga-3, et dé­tour­nées par la cos­mé­to chez Bio­therm ou Al­ge­nist. Mais aus­si les huiles es­sen­tielles, ces concen­trés de plantes ul­tra ac­tifs et si nom­breux qu’ils peuvent ré­pondre à toutes les pré­oc­cu­pa­tions. Cer­taines vi­ta­mines s’aco­quinent aus­si avec les huiles. C’est le cas de la vi­ta­mine E, connue à la fois pour apai­ser la peau et la pro­té­ger des ra­di­caux libres. Quant au pal­mi­tate de vi­ta­mine A, c’est une al­ter­na­tive ap­pré­ciée au ré­ti­nol, puis­qu’il dé­ploie sen­si­ble­ment les mêmes ver­tus sur le re­nou­vel­le­ment cel­lu­laire et le main­tien des fibres de sou­tien. Le tout, sans ir­ri­ter la peau !

5. ELLE EST MUL­TI­FONC­TION

L’ap­pli­ca­tion clas­sique, c’est cinq gouttes (trois de plus si la peau est ex­tra sèche) dans le creux de la main, ré­chauf­fées entre les paumes, puis éta­lées du cou vers les tempes et du front vers les oreilles. L’autre op­tion, c’est de jouer les su­per­po­si­tions. Les bons conseils laye­ring de Joëlle Cioc­co, épi­der­mo­logue et ex­perte soin de la peau pour L’Oréal Pa­ris : “Superposez l’huile à un voile d’eau ther­male pour em­pri­son­ner ses mi­né­raux au coeur des cel­lules.” Ou en­core : “Quelques gouttes sous une crème aug­mentent son ac­ti­vi­té. Sur une peau des­sé­chée, la crème seule se­rait ab­sor­bée et dé­truite en un rien de temps, comme un sucre ra­pide. Com­bi­née à l’huile, elle est consom­mée et dif­fu­sée peu à peu.” Pen­sez-y aus­si en sous-couche pour do­per l’ac­tion d’un masque. En re­vanche, évi­tez le mas­sage, même si l’huile s’y prête bien, car trop de ma­ni­pu­la­tions oxyde ses prin­cipes ac­tifs.

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