AWK­WA­FI­NA, PE­TITE PRIN­CESSE DU RAP US

Be - - TOUT DE SUITE - — LAURENT- DA­VID SAMAMA

CUTE ET CU­LOT­TÉE, LA NEW-YOR­KAISE IM­POSE SES RA­CINES ASIA­TIQUES ET PONC­TUE SON RAP D’UN FÉ­MI­NISME AN­TI­CON­FOR­MISTE ET RA­FRAέCHIS­SANT.

Elle est ar­ri­vée dans le rap game sans se sou­cier des conven­tions. En pos­tant sur les ré­seaux so­ciaux le mor­ceau “My Vag” (mon va­gin) en ré­ponse à l’in­dé­li­cat “My Dick” d’un rap­peur ma­cho – Mickey Ava­lon –, Awk­wa­fi­na est de­ve­nue, en l’es­pace de quelques heures seule­ment, une hé­roïne de la blo­go­sphère fé­mi­niste US. Na­tive du Queens, la rap­peuse hoo­die-girly de 24 ans porte des lu­nettes à grosse mon­ture (son signe dis­tinc­tif) et pos­sède un franc­par­ler qui lui a ra­pi­de­ment va­lu les hon­neurs de la presse new-yor­kaise. Son pe­tit plus ? Dans ses textes, No­ra Lum aka Awk­wa­fi­na n’hé­site pas à évo­quer ses ori­gines asia­tiques, une double des­cen­dance si­no-co­réenne plu­tôt rare dans une in­dus­trie du rap do­mi­née par la cul­ture noire et les codes vi­rils. Avec Awk­wa­fi­na, exit les Ni­cki Mi­naj et Kreay­shawn ! Yel­low War­rior (comme on la sur­nomme sur les fo­rums) ne se fait d’ailleurs pas prier pour cri­ti­quer l’at­ti­tude de ses ri­vales. “Les autres rap­peuses sont hy­per­sexua­li­sées, dit-elle, elles n’ont que peu d’es­prit, et leurs pa­roles sont tel­le­ment ba­nales... Moi, je cherche à dire que je suis une rap­peuse nor­male. Il ne s’agit pas d’éta­ler ma ri­chesse, de mon­trer com­bien je suis en­tou­rée ou de par­ler de mes per­for­mances sexuelles. Ce ne se­rait sim­ple­ment pas moi.” Par­mi les hits de la rap­peuse, “NYC Bitche$” ou en­core “Mayor Bloom­berg (Giant Mar­ga­ri­tas)”, deux tubes en puis­sance qui consti­tuent au­tant de chro­niques de la vie d’une jeune New-Yor­kaise middle-class. Pour la ren­trée, on parle de quelques bonnes sur­prises : de nou­veaux clips et (peut-être) un al­bum. Si seule­ment...

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