LES PRE­MIÈRES FOIS D’AL­KA BAL­BIR

Be - - TOUT DE SUITE - — PRO­POS RE­CUEILLIS PAR ANNE- LAURE GRIVEAU

CO­MÉ­DIENNE ET CHAN­TEUSE, ELLE SORT UN PRE­MIER

AL­BUM ÉCRIT PAR BEN­JA­MIN BIO­LAY.

Pre­mière col­la­bo­ra­tion avec Bio­lay ? J’ai ren­con­tré Ben­ja­min il y a sept ans dans une soi­rée. J’avais 22 ans, je me sen­tais mal à l’aise, lui aus­si… On a dis­cu­té, il est de­ve­nu mon con­fident et m’a écrit le titre “La Pre­mière Fois”. Ses mots étaient ceux que j’au­rais ai­mé écrire. L’his­toire d’amour que je vi­vais alors en­trait en ré­so­nance avec les pa­roles. J’étais très émue. C’est là que tout a com­men­cé. Au­jourd’hui, j’y crois à peine ! Si une per­sonne s’at­tache à ma voix ou à l’un de mes mor­ceaux, je se­rai heu­reuse. Pre­mier mor­ceau fé­tiche ? Dans “Peau d’âne”, Ca­the­rine De­neuve chan­tant Mi­chel Le­grand dans sa robe cou­leur de lune. C’était la pre­mière fois que je res­sen­tais de la mé­lan­co­lie et j’ai ado­ré ça. Pre­mier concert ? J’avais fait la connais­sance de Ben­ja­min de­puis peu. Et ce­lui-ci me dit : “Dans deux jours, je chante à la Ci­gale, tu viens faire les choeurs ?” On a ré­pé­té une heure au cours de la­quelle je n’ai pas vrai­ment com­pris ce que je de­vais faire. J’ai en­fi­lé une robe noire, mes Dr. Mar­tens et j’ai chan­té ca­chée der­rière mes che­veux. J’ai ra­re­ment eu aus­si peur, mais le plai­sir fut bien plus fort. Pre­mière pièce de mode ? Je n’en ai pas ! Pas en­core… Il y a à peine quatre ans, je ne m’ache­tais pas de vê­te­ments et je por­tais les T-shirts de mes co­pains. Au­jourd’hui, j’ai beau­coup de pe­tites robes an­ciennes trou­vées dans des fri­pe­ries. Mon corps ap­par­tient à une autre époque. Pre­mier job ? En­fant, je rê­vais d’être adulte. À 18 ans, je suis par­tie de chez ma mère et j’ai com­men­cé à tra­vailler. Pen­dant trois ans, j’ai ven­du des pe­tites cu­lottes chez Agent Pro­vo­ca­teur. On por­tait une blouse rose, des bas et des ta­lons hauts. J’ado­rais : c’était comme en­trer dans un rôle. Pre­mier bai­ser ? En cin­quième, au parc de Saint-Cloud, avec un gar­çon de ma classe. J’ai mis une heure pour l’em­bras­ser avec la langue. J’étais très en re­tard, alors je me suis pin­cé les joues pour pleu­rer et faire croire à ma mère que je m’étais tor­du la che­ville. J’ai re­çu une gifle. Love hurts ! Al­ka Bal­bir, “La Pre­mière Fois” (Naïve). Sor­tie le 30 sep­tembre.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.