To be on not to be ? Filles ca­non, che­veux gras

Be - - SOMMAIRE - — FA­BIEN CONS­TANT

CE MOIS-CI, FA­BIEN CONS­TANT SE PENCHE SUR CETTE VAGUE “WET” QUI DÉ­FERLE DES PO­DIUMS JUS­QU’AUX CAM­PAGNES PU­BLI­CI­TAIRES. PÉ­RILLEUX OU SEXY ?

VVous êtes en vrac, l’ap­part est à sac, la vais­selle est en tas, et vous n’avez ppas des­soû­lé du week-end. Il faut ppour­tant al­ler tra­vailler dans cet état dde fille per­due che­veux gras. CCe qui n’est pas une bonne nou­velle, qquoique. Dans votre apo­ca­lypse, vvous avez une chance : avec vvos che­veux, vous êtes ten­dance. Tou­jours voir le ver­rev à moi­tié plein. En­fin là, en l’oc­cur­rence, c’est plu­tôt la fri­teuse qui dé­borde. Vous vous sou­ve­nez de Kate Moss dans les an­nées 90 qui dé­cla­rait la “guewwe aux pointes sèches” dans les pubs L’Oréal ? Eh bien, elle a tel­le­ment com­bat­tu qu’elle est bonne pour tout re­prendre à la ra­cine. Du cat­walk aux cam­pagnes de pub, on suinte, on dé­gorge. Op­tion nu­mé­ro un, la plus évi­dente : en cas de che­veux dou­teux, at­ta­chez-moi tout ça, et vous se­rez très Alexan­der Wang New York ou Alexan­der Wang Pa­ris pour Ba­len­cia­ga. La cri­nière est ti­rée, chi­gno­tée, égout­tée jus­qu’à lais­ser la mèche bien col­lée sur le front. Chez Dior, elle est tel­le­ment grais­sée qu’elle en de­vient struc­tu­rée. Fi­ni le bru­shing Mia­mi, on opte pour le bru­shing Elle & Vire, le che­veu pla­qué, écar­té, mouillé comme chez Ken­zo, où les filles ont la frange qui dé­gou­line. L’avan­tage c’est que ça vous éco­no­mise le Pen­to, comme chez Guc­ci avec un ef­fet Don Dra­per/“Mad Men”/fin de nuit as­su­mé, ou chez Miu Miu avec un chouia de Joan Jett, “I love rock and roll (but I don’t like sham­poo)”. Le sham­poing se pose en en­ne­mi nu­mé­ro 1 de la vague ca­pil­laire de la sai­son, comme le montre la re­ve­nante Ch­ris­ty Tur­ling­ton dans la der­nière cam­pagne Pra­da. Où elle nous prouve avec fier­té que, non, elle ne s’est pas la­vé les che­veux de­puis son der­nier run­way en 1997. Et, au pas­sage, que oui, le che­veu hu­mide peut aus­si avoir un ef­fet tor­ride. Les filles Pra­da ne sortent pas d’une fête du chur­ro mais plu­tôt de la douche, voire d’une nuit de sexe, voire les deux. Sexy à mort. Dans ce cas-là, on ne parle plus de gras mais de “wet”. Plus classe. Plus “Ca­hiers du ci­né­ma”. Plus Vé­nus sor­tie des eaux. Ça y est, vous com­men­cez à re­gar­der vos tifs d’un autre oeil. Vous êtes Ur­su­la An­dress dans “007”. Ou Ro­my Sch­nei­der dans “La Pis­cine”. Je vous laisse là.

PRA­DA

TO BE OR NOT TO BE ?

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