Par­fums nou­velles stars

Be - - SOMMAIRE - — JOY PIN­TO

Peo­ny & Blush Suede, Jo Ma­lone, Eau de Toi­lette, 30 ml, 45 €. Ça sent quoi ? Un ve­lours de daim juste tein­té d’un frou­frou de pé­tales de pi­voine rose et d’une note de pomme rouge ju­teuse et mu­tine.

Tes­tés, éva­lués et ap­pré­ciés. Les plus beaux opus ol­fac­tifs de l’au­tomne pas­sés au gril par un ju­ry pas­sion­né.

LE VOILE CHARNEL

L’avis de Ch­ris­tel de Tom­beur

Il est à la fois très fleu­ri et très su­cré. Je l’ima­gine sur une fille un peu in­tel­lo et dis­crète. Elle a l’air de rien, et au mo­men­toù on l’at­tend le moins, elle sort une pe­tite phrase pin­ce­sans-rire qui éblouit tout le monde.

L’avis de Ca­ro­line Rousseau

C’est un parfum de fille sage et de bonne fa­mille. Ou alors, si une peste l’adopte, elle cache bien son jeu !

Quand il évo­lue, il s’adou­cit et dé­ploie une odeur de peau as­sez na­tu­relle et ad­dic­tive. L’avis de Pa­tri­zio Mi­ce­li Même s’il n’est pas for­mu­lé pour être tor­ride, avec son cô­té cam­pagne an­glaise chic, on a en­vie de suivre sa pro­prié­taire. Peut-être parce, in­vo­lon­tai­re­ment (?), elle est fol­le­ment sexy et en­voû­tante. Il m’évoque l’amour au ré­veil, une ma­ti­née tendre au lit…

L’AU­RA ÉBLOUIS­SANTE

Place Ven­dôme, Bou­che­ron, Eau de Parfum, 50 ml, 65 €. Ça sent quoi ? La lu­mière douce et sen­suelle des fleurs blanches – oran­ger et jas­min -, les re­flets do­rés du miel, le ve­lou­té ra­dieux du cèdre. Une ca­resse pré­cieuse sur la peau.

L’avis de Ch­ris­tel de Tom­beur

Très clas­sique et so­phis­ti­qué, il semble sor­ti de “Gats­by le Ma­gni­fique”. Avec ses ef­fluves de fleurs blanches et de miel, il est ras­su­rant. Je l’of­fri­rais à quel­qu’un de po­sé, au ca­rac­tère doux mais dé­ter­mi­né. Ou je le por­te­rais le soir. Il ap­porte de la pré­sence, sans in­com­mo­der.

L’avis de Ca­ro­line Rousseau

Il est très so­laire, lan­gou­reux, ta­mi­sé. Mais le miel me dé­route un peu. L’avis de Pa­tri­zo Mi­ce­li C’est une ef­fluve co­coon. On a en­vie de se lais­ser al­ler dans les bras de la per­sonne qui le porte. Ce n’est pas un parfum de sé­duc­tion au pre­mier de­gré mais il est as­sez en­voû­tant. D’ailleurs, s’il pa­raît confor­table, il est aus­si très élé­gant.

L’ÉLIXIR EN­VOÛ­TANT

Si, Gior­gio Ar­ma­ni, Eau de Parfum, 30 ml, 53,90 €. Ça sent quoi ? Un nec­tar pi­quant de rose-cas­sis sur lit de va­nille sul­fu­reuse et bois blonds en­ve­lop­pants.

Un vé­ri­table piège ol­fac­tif.

L’avis de Ch­ris­tel de Tom­beur

Il est très va­nille, très su­cré, très sexy, as­sez lo­li­ta fi­na­le­ment. Avec

son sillage luxu­rieux, il n’est ab­so­lu­ment pas dans la re­te­nue. C’est le parfum d’une jeune femme au­da­cieuse et un peu rock qui

as­sume ses choix.

L’avis de Ca­ro­line Rousseau

Il est fait pour celles qui as­surent, les po­wer girls. Un peu ap­prê­té et sul­fu­reux la jour­née, je le vi­sua­lise bien sur une bombe fa­tale en four­reau dès la nuit tom­bée. Et comme ce parfum est très fa­cet­té, il a toute la soi­rée pour sur­prendre… L’avis de Pa­tri­zo Mi­ce­li Avec son sillage pou­dré et su­cré, il me rap­pelle la Ma­rie-An­toi­nette de So­fia Cop­po­la, son pe­tit air ma­li­cieux aci­du­lé et ses mon­tagnes de ma­ca­rons pas­tel.

L’ÉLOGE DE LA GRÂCE

Iris Pri­ma, Pen­ha­li­gon’s, Eau de Toi­lette, 50 ml, 110 €. Ça sent quoi ? Pen­sée pour les dan­seurs du Bri­tish Na­tio­nal Bal­let, cette eau dé­li­cate dé­voile

un iris ra­cé, mis en lu­mière par un coeur de

jas­min, sur fond de poudre de va­nille boi­sée.

L’avis de Ch­ris­tel de Tom­beur Il est très mas­cu­lin ! Il ne me cho­que­rait pas sur un homme car je trouve qu’il a une fa­cette “sa­von

à barbe”. Avec son sillage d’iris, c’est un vrai

par­ti pris. Per­so, j’y ajou­te­rais une touche plus suave et ronde. L’avis de Ca­ro­line Rousseau Ici, pas de sé­duc­tion pre­mier de­gré ou de sexy à tout prix. Au contraire, il est plus

mi­né­ral et sec que brû­lant. Mais fi­na­le­ment,

il est tel­le­ment ra­cé qu’il fait très en­vie. Le feu

sous la glace…

L’avis de Pa­tri­zo Mi­ce­li

Il est très an­dro­gyne. Presque mas­cu­lin avec son sillage jo­li­ment boi­sé. En fait, je me vois bien le por­ter. J’as­sume sa note iris qui té­moigne d’une per­son­na­li­té à la fois as­sez forte et raf­fi­née.

L’ÉCHAPPÉE BELLE

Flo­wer in The Air, Ken­zo, Eau de Toi­lette,

30 ml, 55 €. Ça sent quoi ? Des mon­ceaux de pé­tales – de rose, de gar­dé­nia, de ma­gno­lia – vi­re­vol­tants

sous un vent de fram­boise pi­qué de poivre

rose co­quin. L’avis de Ch­ris­tel de Tom­beur On di­rait un bou­quet de fleurs sau­vages cueillies dans un champ. L’ef­fet est aé­rien, même s’il dé­ploie

une pe­tite touche pou­drée qui amène de la so­phis­ti­ca­tion. Un peu comme si chaque pé­tale de fleur avait une tex­ture

dif­fé­rente : comme le co­que­li­cot, éva­nes­cent en ap­pa­rence mais au pis­tile ve­lou­té. L’avis de Ca­ro­line Rousseau C’est un bou­quet un peu bri­co­lé, mais très jo­li. Il m’évoque le na­tu­rel et la fraî­cheur. Je trouve même qu’il a un cô­té bol d’air oxy­gé­nant. Pas le genre à prendre le des­sus sur la per­sonne

qui le porte.

L’avis de Pa­tri­zo Mi­ce­li

Il a un cô­té pur, fille un peu in­no­cente, très “Vir­gin Sui­cides”, mais avec une touche de gour­man­dise en plus. J’adore les lignes clean du fla­con avec le nom ca­ché dans le bouchon et son co­que­li­cot écra­sé comme dans un her­bier sou­ve­nir.

LE COUP DE SO­LEIL

Ho­ney, Marc Jacobs, Eau de Parfum, 30 ml, 45 €. Ça sent quoi ? Un nec­tar suave et so­laire, comme ce cock­tail de fruits d’été si­ro­té au so­leil dont on se sou­vient avec émo­tion toute l’an­née. L’avis de Ch­ris­tel de Tom­beur Il est puis­sant ! Je sens bien une note de ber­ga­mote très fu­sante [c’est de la man­da­rine, ndlr] qui lui donne ce cô­té es­ti­val et vrai­ment spor­tif. L’avis de Ca­ro­line Rousseau J’adore le fla­con, il m’évoque la pop cul­ture, An­dy Wa­rhol... Le jus me fait pen­ser à une huile so­laire très sen­suelle et gour­mande. C’est au­da­cieux et pas trop vu.

L’avis de Pa­tri­zo Mi­ce­li

C’est pop et ri­go­lo. Il a un dé­part sau­tillant qui rap­pelle les va­cances, mais son sillage me­lon est as­sez fort. Je l’ima­gine sur une peau en­core chaude de la plage, au cou­cher du so­leil. Le fla­con est tel­le­ment dé­com­plexé qu’il donne le sou­rire !

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