30 ans à... Bu­da­pest

Be - - SOMMAIRE - — PRO­POS RE­CUEILLIS PAR LAURIANE GEPNER

Quand j’étais pe­tite, ma mère, qui avait fon­dé une en­seigne de vê­te­ments pour en­fants, me dé­gui­sait tout le temps. J’ai très vite su que j’al­lais suivre la même voie. Après des études de sty­lisme à Londres, je suis ren­trée à Bu­da­pest, et j’ai lan­cé ma marque de prêt-à-por­ter. Le mood créa­tif Les griffes, mais aus­si les lieux, tout est nou­veau ici ! Notre gé­né­ra­tion a soif de chan­ge­ment. Cet en­thou­siasme pousse les jeunes à en­tre­prendre, même si ce n’est pas im­mé­dia­te­ment pro­fi­table. Ils changent le vi­sage de la ville qui de­vient une des­ti­na­tion de plus en plus poin­tue. Mon pe­tit dé­jeu­ner J’aime le prendre à Sar­ki Füs­zeres (sar­ki­fus­zeres.hu), une épi­ce­rie fine avec une très bonne sé­lec­tion. Men­tion spéciale pour les sand­wichs ou­verts, sortes de grands toasts gar­nis, pré­pa­rés à la de­mande. Ma pause détente En au­tomne ou en hi­ver, il me suf­fit d’un après-mi­di au Ve­li Bej (Árpád

SANDRA SANDOR, CRÉA­TRICE DE LA MARQUE NANUSHKA, NOUS FAIT DÉ­COU­VRIR LA CA­PI­TALE HON­GROISE.

fe­je­de­lem út­ja 7), le plus vieux bain ther­mal de la ville, pour ou­blier – ou presque – qu’il pleut ou neige à gros flo­cons de­hors. Mon sport Bu­da­pest est di­vi­sée en deux par­ties : Bu­da, tout en col­lines, et Pest, très ur­baine. Il suf­fit de cinq mi­nutes pour pas­ser de l’une à l’autre. Je cours donc trois fois par se­maine à Bu­da, avant d’al­ler tra­vailler de l’autre cô­té. Mon ca­fé J’adore en prendre un avec de la chan­tilly au Bam­bi Esz­presszó (Fran­kel Leó ut­ca 2-4), un lieu in­chan­gé de­puis les an­nées 60. On y re­fait le monde dans un dé­cor tel­le­ment ré­tro qu’il en de­vient bran­ché. Mon spot vin­tage Mes trou­vailles 80s viennent de chez Re­trock (re­trock.com) et Re­trock De­luxe, sa ver­sion plus chic, où ils vendent aus­si quelques pièces de jeunes créa­teurs. Mes soi­rées Je dîne sou­vent au Zo­na (zo­na­bu­da­pest.com) avec mes amis. Ou­vert par mon co­pain, ce res­to très avant-gar­diste mêle in­fluences basques et ja­po­naises. Pour une cui­sine hon­groise créa­tive, je file au Màk Bis­tro (mak­bis­tro.hu). La soi­rée conti­nue en­suite avec quelques verres au Te­lep (Madách Imre út 8), un vrai re­paire de hips­ters. À rap­por­ter Une bou­teille de vin hon­grois. J’achète le mien chez Bortár­saság (bor­tar­sa­sag. hu), une chaîne de ca­vistes que j’adore.

1. Le Te­lep, un bar pour bien fi­nir la soi­rée. 2. La cui­sine créa­tive du Màk Bis­tro. 3. Gros plan sur le par­le­ment hon­grois. 4. On peut shop­per la marque de Sandra sur nanushka.hu 5. Re­trock, un bon spot pour des trou­vailles vin­tage.

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