BRIDGET JONES, LE RE­TOUR

Be - - TOUT DE SUITE -

HELEN FIELDING RES­SORT SON HÉ­ROÏNE CÉLIBATTANTE DES CAR­TONS. DRÔLE D’IDÉE.

De mé­moire, on l’avait quit­tée tren­te­naire, en­fin ca­sée avec son avo­cat. On la re­mer­ciait d’avoir joué en deux ro­mans, deux films, notre al­ter ego : une fille nor­male, pé­trie de contra­dic­tions, amou­reuse de l’amour, cor­ri­geant ses vagues à l’âme à coup de gri­gno­tage et de shots de bour­bon. Mer­ci Bridget... et bon vent. Car après, on a gran­di, et d’autres hé­roïnes de la vie or­di­naire sont ap­pa­rues. La team de filles, gaf­feuses et trop dé­lire, de “Mes meilleures amies”, par exemple (Kris­ten Wiig & Co.). Mais sur­tout les “Girls” de Le­na Dun­ham, moins rê­veuses et plus cash, vir­tuoses de la dé­merde, qui ap­pellent une chatte, une chatte, causent frot­tis ou MST sans rou­gir. Alors oui, on se pose la ques­tion : fal­lait-il dé­ter­rer Bridget Jones ? Le tome 3 s’ap­pelle “Mad About The Boy” (éd. Knopf) et sort en en­glish le 15 oc­tobre*, dans le plus grand se­cret. Son au­teure Helen Fielding, quin­qua très riche (14 mil­lions d’exem­plaires ven­dus), s’avoue elle-même sur­prise d’avoir re­plon­gé. Elle pro­met une hé­roïne plus âgée (40 ans), adepte de Twit­ter et Fa­ce­book, qui veut un bé­bé. Mouais. On re­doute dé­jà l’adap­ta­tion au ci­né­ma, avec Re­née Zell­we­ger (qui n’a pas fait un film de­puis trois ans, un bon de­puis des lustres), avec sa grosse tête de pomme fa­née. Pas sûr que la com­pote prenne.

*Sor­tie en France en avril 2014 (éd. Al­bin Mi­chel).

Re­née Zell­we­ger et Hugh Grant ont le droit de re­jouer.

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