Alors, on aime ?

CONNUS OU ANO­NYMES, CES CINQ JU­RÉS ONT VU ET EN­TEN­DU POUR VOUS. ILS LIVRENT LEUR AVIS TRAN­CHÉ.

Be - - SOMMAIRE -

“MÂLE OC­CI­DEN­TAL CONTEM­PO­RAIN”, DE FRAN­ÇOIS BÉ­GAU­DEAU ET CLÉ­MENT OU­BRE­RIE (éd. Del­court/Mi­rages). Que se passe-t-il sur la pre­mière page de cette BD ?

Un homme fait une re­marque de ma­cho frus­tré. Il de­vrait al­ler vivre en Afghanistan s’il ne com­prend pas que s’il ne plaît pas aux femmes, c’est parce qu’il est chiant et psy­cho­pathe.

Ra­con­tez-nous l’his­toire.

Un lo­ser es­saye de pé­cho en fai­sant plein de ré­flexions dé­biles et en ne se re­met­tant ja­mais en ques­tion. Il sort seul, drague dans la rue, sur le Net, par­tout, mais il le fait très mal.

Com­bien de temps avez-vous mis pour la lire ?

Vingt mi­nutes.

Le pas­sage qui vous a mar­qué ?

Le mo­ment où il s’ima­gine dans la chambre en train de cou­cher avec une fan de l’UMP, sous l’af­fiche de Fran­çois Fillon. C’est l’épi­sode le drôle du livre.

À qui l’of­fri­riez-vous ?

Très hon­nê­te­ment, à per­sonne.

Note at­tri­buée ?

C. Je trouve cette BD ma­cho. Le mec drague d’une ma­nière pour­rie et il se trouve toutes les ex­cuses du monde en fai­saint des gé­né­ra­li­tés. Le pro­blème ? Il est tout sim­ple­ment nase ! Les na­nas sont moins bêtes que lui et ré­agissent très bien. Même si c’est iro­nique, c’est très mal fait. Dom­mage car les dessins sont jo­lis.

“THE IM­MI­GRANT”, DE JAMES GRAY Avec Ma­rion Co­tillard, Joa­quin Phoe­nix, Je­re­my Ren­ner.

La pre­mière scène du film ?

Des im­mi­grés de tous les pays dé­barquent à El­lis Is­land, le “pur­ga­toire”, avant d’ac­cé­der à New York, la terre pro­mise. On est en 1921, les images sont très belles, on di­rait un ta­bleau.

Ra­con­tez-nous l’his­toire.

Ewa (Ma­rion Co­tillard) et sa soeur, Mag­da, quittent leur Po­logne na­tale pour vivre le rêve amé­ri­cain. Mais Mag­da, at­teinte de tu­ber­cu­lose, est pla­cée en qua­ran­taine. Ewa, qui par­vient à ha­bi­ter New York, va tout faire pour réunir as­sez d’ar­gent pour la faire ve­nir avec elle. Jus­qu’à vendre son corps.

La scène qui vous a mar­quée ?

Quand Bru­no (Joa­quin Phoe­nix) avoue, ivre et mal­heu­reux, son amour à Ewa, qui reste de marbre. C’est un crève-coeur.

Une bonne rai­son d’al­ler voir ce film ?

Le cha­risme et le charme fou de Joa­quin Phoe­nix, à la fois épa­tant et tou­chant.

Avec qui iriez-vous le voir ?

Une amie qui aime les beaux gar­çons.

Note at­tri­buée ?

B, quand même. James Gray nous a ha­bi­tués à beau­coup mieux. Il faut voir “La nuit nous ap­par­tient” ou “Two Lovers”, deux grands films sen­sibles, avant ce­lui-ci.

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