Tou­risme : Seat­tle, ber­ceau du grunge

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VIOLAINE SCHÜTZ NOUS EM­MÈNE DANS LA VILLE DE NIR­VA­NA, DU JEAN TROUÉ ET DE LA CHE­MISE DE BÛ­CHE­RON, POUR DÉ­COU­VRIR L’HÉ­RI­TAGE DE LA MU­SIQUE PHARE DES 90s.

Entre 1989 et 1994 à Seat­tle, plus grande ville de l’État de Washington et du nord-ouest des États-Unis (plus de 630 000 ha­bi­tants), la gé­né­ra­tion X se fait du sou­ci pour son ave­nir et forme des groupes de rock éner­vé, dont les gui­tares re­trans­crivent la rage. Cô­té look, la ré­volte passe par un cer­tain ni­hi­lisme : che­veux longs et gras, che­mises à car­reaux amples et dé­braillées, jeans troués, Con­verse éli­mées... Par­mi cette bande de jeunes dans le doute, le plus beau d’entre tous reste Kurt Co­bain, blond chris­tique. Ses textes au ro­man­tisme dé­pres­sif, vo­ci­fé­rés au sein de Nir­va­na, res­te­ront un sym­bole éter­nel de la ré­bel­lion ado­les­cente. Ne sup­por­tant pas le suc­cès com­mer­cial énorme du groupe, l’homme re­join­dra le “club des 27” (Jim Mor­ri­son, Ji­mi Hen­drix, Ja­nis Jo­plin...) en met­tant fin à ses jours en 1994, dans sa mai­son de Seat­tle. Mais son fan­tôme rôde tou­jours, dans les dé­fi­lés de cette sai­son, ain­si que dans le coeur de la jeu­nesse en crise de 2013. On est re­tour­né là où tout a com­men­cé, pour voir ce qu’il res­tait de lui et du rock.

PIKE PLACE MAR­KET : MU­SI­CIENS DE RUE, POIS­SON ET DO­NUTS

C’est l’un des lieux les plus ani­més et in­con­tour­nables de Seat­tle, une sorte de croi­se­ment entre le mar­ché des En­fants rouges, à Pa­ris, et les puces de Saint-Ouen (93). On y trouve à la fois de dé­li­cieuses spé­cia­li­tés lo­cales (pommes de terre de toutes les cou­leurs, do­nuts, sau­mon d’Alas­ka) et des vê­te­ments et bi­joux d’ar­ti­sans. Il y a éga­le­ment des bars, des res­tos, un théâtre qui joue des pièces comme “Car­rie, the Mu­si­cal”. Il faut s’ar­rê­ter à la fro­ma­ge­rie Bee­cher’s (au de­si­gn ré­tro-rock), la pré­fé­rée de Ba­rack Oba­ma, et dé­gus­ter les ma­ca­ro­nis au fro­mage (6 $, env. 4 €), épa­tants. Dans la rue, des mu­si­ciens jouent de­vant les stands de fruits de pe­tits pro­duc­teurs, dans une am­biance Fête de la mu­sique éter­nelle. Et les pâ­tis­siers ont des ta­touages et les che­veux longs.

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