It boy (George)

LE CHAN­TEUR DE CULTURE CLUB FAIT UN COME-BACK MU­SI­CAL TRÈS RÉUS­SI.

Be - - SOMMAIRE - V IO­LA INE SCHÜTZ

Le lea­der du groupe an­glais culte des 80s a im­po­sé sa voix fé­mi­nine émou­vante et son style ex­cen­trique. Boy George re­vient après dix-huit ans d’ab­sence, avec un al­bum so­lo, “This Is What I do” (Ve­ry Me Rec). Trois rai­sons de l’aimer au­tant que ses fans. Pour sa mu­sique, pas vrai, Kate Moss ? La top est l’une de ses plus grandes grou­pies. Sa chan­son pré­fé­rée ? La poi­gnante “Do You Real­ly Want to Hurt Me”, qui ar­ra­che­rait des larmes à Na­billa. En no­vembre 2011, Kate a dé­pen­sé 23 000 eu­ros pour que son chan­teur fé­tiche l’in­ter­prète en live. C’était au Ca­fé de Pa­ris (à Londres) lors d’une soi­rée de cha­ri­té au pro­fit des en­fants ré­fu­giés dans les camps pa­les­ti­niens. Pour sa vie com­pli­quée, pas vrai, Mark Ron­son ? En 2008, Boy George a été ju­gé et re­con­nu cou­pable d’avoir sé­ques­tré un gi­go­lo chez lui. L’homme d’ori­gine nor­vé­gienne s’était ren­du chez le chan­teur, pen­sant faire des pho­tos. Mais ar­ri­vé là, Boy George (dro­gué) l’avait at­ta­ché et frap­pé. Deux ans après, Mark Ron­son lui offre une se­conde chance en lui écri­vant la chan­son “So­me­bo­dy to Love Me”, hymne su­blime et déses­pé­ré sur le be­soin d’amour, qui fait écho aux dé­mons du chan­teur per­tur­bé. Éton­nant : c’est Diane Kru­ger, gri­mée et plus vraie que na­ture, qui joue son rôle dans le clip. Pour son look, pas vrai, la fa­shion ? Le style an­dro­gyne et néo-ro­man­tique tein­té de punk, a in­fluen­cé de nom­breux sty­listes et grou­pies. Cette “star de la nuit”, qui fré­quen­tait tous les clubs un­der­ground de Londres dans les 80s et af­fi­chait clai­re­ment son ho­mo­sexua­li­té, fas­ci­nait tout le monde avec ses ma­quillages et ses cos­tumes ex­tra­va­gants. On re­trou­vait ses looks por­tés par les jeunes An­glais bran­chés dans la rue. Plus tard, Alexander McQueen, Marc Ja­cobs, So­nia Ry­kiel, Jean Paul Gaul­tier, Guc­ci, Vi­vienne West­wood, Die­sel, Tops­hop, Boy Lon­don, lui ont fait des clins d’oeil dans leurs créa­tions. Le Vic­to­ria and Al­bert Mu­seum, à Londres, a ré­cem­ment ex­po­sé plu­sieurs de ses te­nues lors de l’ex­po­si­tion “Club to Cat­walk”. It Boy fo­re­ver. —

1. et 3. Boy George dans les 80s. 2. Culture Club en 1982 : Boy George, Jon Moss, Mi­key Craig et Roy Hay. 4. Plus trans­genre que ja­mais, sur la po­chette de son der­nier al­bum.

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