Le coeur­rier de Fio­na Sch­midt

VOUS AVEZ DES QUES­TIONS SUR L’AMOUR AVEC UN GRAND A (OU UN PE­TIT Q) ? FIO­NA SCH­MIDT A LES RÉ­PONSES.

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Chère Fio­na, Je, heu... Eh bien, voyez-vous... Hum, même à l’écrit, je n’ose for­mu­ler ma ques­tion à voix haute, tant elle est em­bar­ras­sante ! Je vous écris donc tout bas, pour ne pas ré­veiller mon compte joint qui dort à mes cô­tés. C’est jus­te­ment de lui dont il s’agit. De lui ou plu­tôt de son en­tê­te­ment à vou­loir m’em­bras­ser sur les lèvres, seule­ment, pas les nor­males si­tuées entre le nez et le men­ton. Or je n’aime pas ça. Du tout. Je sais bien que c’est très mo­derne, j’ai moi-même un smart­phone et un blog, pour­tant, je suis tou­jours très gê­née lors­qu’il plonge la tête entre mes cuisses. Qu’est-ce qui lui prend ? Et sur­tout, com­ment faire en sorte qu’il main­tienne un cap nord-nord-est ? Je l’aime, et ce dé­tail mis à part, ce­la fait deux ans que nous vi­vons un bon­heur sans cun­ni­lo­nimbRRAaaah, par­don. Ré­flexe. – Zoé Chère Zoé, Les cun­ni­lin­guo­phobes sont plus nom­breuses que les jour­na­listes de presse fé­mi­nine le croient, et se par­tagent en deux camps : ce­lui des mal­chan­ceuses qui sont tom­bées sur un homme avec un ca­la­mar té­tra­plé­gique à la place de la langue, et le clan de celles qui n’aiment vrai­ment pas ça. Com­ment savoir dans quelle équipe vous jouez ? La pro­chaine fois qu’il part explorer votre ori­gine mon­diale, gui­dez-le : s’il va trop vite, po­sez une main apai­sante mais ferme sur sa tête, s’il va trop len­te­ment, bou­gez le bas­sin, si son men­ton vous dé­mange, sug­gé­rez-lui amou­reu­se­ment de se ra­ser. Dé­ten­dez-vous, et concen­trez-vous sur vos sen­sa­tions, et pas sur cet épi bi­zar­re­ment domp­té au Vi­velle Dop qui lui fait le crâne comme un cul de dinde. Si après deux ou trois ses­sions, le ma­laise per­siste, c’est peut-être que vous êtes dans l’équipe ad­verse. Et ça n’a au­cune im­por­tance, pa­role d’une per­sonne qui trouve que le 69 de­vrait res­ter à Lyon et dans sa ré­gion. Bien à vous. – Fio­na Chère Fio­na, La taille ne compte pas, jus­qu’à ce qu’on s’as­seye des­sus : voi­là l’amer bi­lan que je dresse, fa­çon de dire, de mes ébats avec Ro­muald, dont le pé­nis à la taille d’un pouce d’en­fant guère por­té sur le sport. Il est ado­rable, par ailleurs très doué en langue et pro­prié­taire de son ap­par­te­ment, mais j’ai beau contrac­ter les muscles de mon pé­ri­née, je ne sens rien d’autre que de l’en­nui. Je pense à le quit­ter, mais lar­guer un homme à cause du bon­net de son slip, c’est mal, non ? –Gé­ral­dine

Chère Gé­ral­dine, Oui, c’est mal. Mais vous n’êtes pas l’ab­bé Pierre du cul, pas vrai ? Vous n’avez donc au­cune rai­son de culpa­bi­li­ser de vou­loir prendre du plai­sir en fai­sant l’amour, on est en 2014. Inu­tile ce­pen­dant de pous­ser la fran­chise jus­qu’à lui avouer le mo­tif de la rup­ture, car vous savez ce qu’on dit : “Pe­tit zi­zi, gros ego.” Gros bi­sous. – Fio­na Chère Fio­na, Mon fian­cé pour­rait en ap­prendre à Roc­co Sif­fre­di, mais quand il jouit, il brame à en fê­ler la vais­selle, c’est très dé­con­cer­tant. J’ai tout es­sayé : les doigts dans les oreilles (les miennes) au mo­ment fa­ti­dique, lui chan­ton­ner une ber­ceuse après dix mi­nutes de le­vrette, faire l’amour avec un casque de chan­tier, hé­las, rien n’y fait. Ce ne se­rait pas si gê­nant si ça ne blo­quait pas mes propres or­gasmes : com­ment vou­lez-vous jouir avec un homme sus­cep­tible de crier d’une mi­nute à l’autre comme si on le cir­con­ci­sait avec un cou­peongles ? Que feriez-vous à ma place ? Mer­ci pour votre aide. – Ma­thilde Chère Ma­thilde, Je se­rais ten­tée de lui four­rer ses chaus­settes dans la bouche. Je plai­sante ! Pour en re­ve­nir à votre ba­ry­ton, faites comme si de rien n’était, et sans pré­ve­nir, au mo­ment où il ouvre la bouche, criez plus fort que lui, il de­vrait com­prendre. Bon cou­rage, et des Strep­sils. – Fio­na

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