MA­RIE

40 ans, fon­da­trice de la marque de cos­mé­tiques na­tu­rels Ca­sa­ne­ra

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Votre par­cours ? Ma fa­mille est ori­gi­naire de la ré­gion de Cal­vi, en Corse. Ma grand-mère, gué­ris­seuse, soi­gnait avec les plantes, et ma mère a ouvert une bou­tique de cos­mé­tiques na­tu­rels. Après le bac, j’ai te­nu un bis­trot, créé des ga­le­ries d’art, et en­fin j’ai dé­co­ré l’hô­tel de mon ma­ri, à Cal­vi. Le dé­clic ? De grandes marques de cos­mé­tiques nous ont sol­li­ci­tés pour four­nir le spa de notre hô­tel. J’ai pré­fé­ré lan­cer ma propre griffe 100 % bio, fa­bri­quée de fa­çon ar­ti­sa­nale avec les mer­veilleuses plantes de notre ma­quis. La plus grosse ga­lère ? Trou­ver les ma­tières pre­mières : des marques du monde en­tier se les arrachent. La meilleure sur­prise ? Tous les gens qui me suivent dans cette aven­ture. Ce sont tous des pas­sion­nés qui tra­vaillent dur. Un conseil ? Quand on lance son bu­si­ness, l’in­ves­tis­se­ment per­son­nel est énorme. Il faut être prêt à tra­vailler d’ar­rache-pied tout en sa­chant qu’on ne ren­tre­ra peut-être pas tout de suite dans ses frais.

Si vous étiez votre propre cliente ? J’achè­te­rais la Cre­ma Ri­ca à l’huile de figue de Bar­ba­rie, ou bien je pren­drais ren­dez-vous pour notre soin an­tiâge bre­ve­té à l’Im­mor­telle. L’avan­tage

d’être son propre pa­tron ? La li­ber­té de ne pas pen­ser en termes de chiffres et de ren­de­ment : c’est ce qui me per­met de pri­vi­lé­gier la qua­li­té.

La plus grande dif­fi­cul­té ? Gé­rer son per­son­nel et trou­ver des gens com­pé­tents, im­pli­qués et mo­ti­vés. C’est rare. Et dans cinq ans ? Conti­nuer de vé­hi­cu­ler une belle image de notre île sans rien chan­ger à mes exi­gences. ca­sa­ne­ra.fr

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