NI­CO­LAS

31 ans, co­lo­riste, fon­da­teur du sa­lon de coif­fure Des Gar­çons

Be - - REAL PEOPLE -

Votre par­cours ? Après un BTS de chi­mie, je suis de­ve­nu ex­pert en co­lo­ri­mé­trie chez Rhô­nePou­lenc. Un sa­me­di, j’ai don­né un coup de main à un ami qui tient un sa­lon de coif­fure, et je me suis pris de pas­sion pour cet uni­vers. J’ai sui­vi une for­ma­tion, et après un an en tant qu’as­sis­tant, je suis de­ve­nu co­lo­riste. Le dé­clic ? Je vou­lais mon­ter mon af­faire avant mes 30 ans. Comme j’avais un ba­gage, je me suis lan­cé : mon sa­lon a ouvert un mois avant la date fa­ti­dique. De­puis, j’ai été re­joint par un ami coif­feur et par son frère.

La plus grosse ga­lère ? La tonne de pa­pe­rasse, les baux com­mer­ciaux et ce stage de créa­tion d’en­tre­prise, obli­ga­toire, qui ne m’a ser­vi à rien.

La meilleure sur­prise ? Le sa­lon s’est dé­ve­lop­pé à vi­tesse grand V ! Au­jourd’hui, on gagne notre vie en ren­dant les femmes plus belles, c’est fou.

Un conseil à par­ta­ger ? Quand tu as un ta­lent, il ne faut pas hé­si­ter : fonce tête bais­sée !

Si vous étiez votre propre client ? Je se­rais content d’être re­çu avec sim­pli­ci­té, sans chi­chis, et que l’équipe m’ap­pelle par mon pré­nom. Notre va­leur ajou­tée, c’est l’hu­main.

L’avan­tage d’être son propre pa­tron ? On fait vivre nos sa­la­riés. C’est un très bel échange de les voir épa­nouis. Le plus gros in­con­vé­nient ? La vie de fa­mille en prend un coup. Je dois trou­ver le temps de m’oc­cu­per de tous mes bé­bés, mon bu­si­ness comme mes en­fants.

Et dans cinq ans ? On va ou­vrir un deuxième sa­lon à Pa­ris, et je pré­pare l’étran­ger. Mais pas ques­tion d’aban­don­ner mes bacs et mes cou­leurs. 217, rue Saint-Ho­no­ré, Pa­ris 1. Tél. : 01 42 97 57 91.

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