J’ai l’im­pres­sion que je suis proche du burn-out, quels en sont les signes ?

GLA­DYS, 34 ANS

Be - - LÀ-BAS -

Il existe des symp­tômes simples. D’abord, on constate une forme de dé­prime ca­rac­té­ri­sée par un sentiment de tris­tesse. On voit aus­si se mê­ler une grande fa­tigue et un cer­tain dés­in­té­rêt pour les choses qui nous font avan­cer d’ha­bi­tude : le tra­vail, la fa­mille, une pas­sion... Quand, su­bi­te­ment, ce qui nous mo­bi­li­sait d’or­di­naire ne nous in­té­resse plus, c’est mau­vais signe. Le phé­no­mène de burn-out est éga­le­ment conco­mi­tant à des pen­sées ob­ses­sion­nelles. On va constam­ment se de­man­der si on a bien fait telle ou telle chose au tra­vail, dans sa vie pri­vée... On passe au crible le moindre dé­tail de toutes ses propres ac­tions. En ce qui concerne mes pa­tients, j’es­saie de les rendre “im­par­faits”. Cer­tains jobs sont épui­sants, bien sûr, mais si votre tra­vail ne re­quiert pas une im­pli­ca­tion to­tale 24 heures sur 24, comme pour un médecin ur­gen­tiste, vous de­vez pou­voir chan­ger d’at­ti­tude vis-à-vis de cet em­ploi et mieux le vivre. On ne réus­sit ja­mais tout par­fai­te­ment, ac­cep­tez-le.

Jean-Mi­chel Huet, psy­cha­na­lyste.

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