Alors, on aime ?

NOS CINQ JU­RÉS ONT LU, VU ET EN­TEN­DU POUR VOUS. ILS LIVRENT LEUR AVIS TRAN­CHÉ.

Be - - SOMMAIRE -

La pre­mière ligne dud livre ?

“Ils étaient vau­trés tout le long du comp­toir et sur les chaises.”

Ra­con­tez-nous l’his­toire.

Le livre se dé­com­pose en six par­ties, comme des nou­velles. On y suit les par­cours troubles de per­son­nages qui vivent à Brook­lyn et qui baignent dans la vio­lence, le sexe, la pros­ti­tu­tion et la drogue. Les his­toires s’ef­fleurent, mais ne se touchent pas vrai­ment, jus­qu’à ce qu’elles at­teignent un cli­mat suf­fo­cant.

La phrase qui vous a mar­qué ?

“Mais ces hommes étaient par­fai­te­ment pré­vi­sibles.”

Une bonne rai­son de le lire ?

Il sort des sen­tiers bat­tus, il dé­bous­sole. À tel point qu’en li­sant les pre­mières pages, j’ai pas­sé mon temps à me de­man­der s’il n’y avait pas un pro­blème d’im­pres­sion ! Que l’on aime ou pas, “Last Exit to Brook­lyn” ne laisse pas in­dif­fé­rent. Ça fait du bien d’être bous­cu­lé.

À qui l’of­fri­riez-vous ?

À l’un de mes men­tors, parce qu’il adore les his­toires glauques !

Note at­tri­buée ?

A. Pour l’au­dace de son au­teur et la du­re­té du ré­cit mais aus­si à cause de son réa­lisme presque étouf­fant. Ra­re­ment un livre m’est au­tant res­té sous la peau après avoir tour­né la der­nière page. Ju­lien Si­miand, com­po­si­teur et pro­duc­teur (Mi­na Tindle, Nel­son).

Vos pre­mières im­pim­pres­sions ?

J’ai en­vie d’al­ler dan­ser en club ! La pro­duc­tion lé­chée de Brian Bur­ton (alias Dan­ger Mouse) est tou­jours aus­si par­faite. Un son in­croyable ve­nu du fu­tur, des an­nées nixo­niennes, mais to­ta­le­ment an­cré dans le pré­sent.

Vos titres pré­fé­rés ?

“No Mat­ter What You’re Told” sym­bo­lise pour moi le tube ul­time : une mé­lo­die en­tê­tante qu’on chante seul dans la rue. Un rythme simple et ef­fi­cace qui rend heu­reux dès les pre­mières notes. “The An­gel and The Fool”, la perle de l’al­bum, adou­cit le tout et nous em­mène dans nos rêves les plus fous. On ter­mine en al­lant chas­ser le cro­co­dile sur le Nil, en 2069, avec “The Re­mains of Rock & Roll”.

Ceux que vous ai­mez le moins ?

Rien de né­ga­tif à dire.

Dans quelles cir­cons­tances écou­te­riez-vous ce disque ?

L’été, sur la route entre Las Ve­gas et Los An­geles, pour se dire à quel point la vie est belle et co­ol.

À qui l’of­fri­riez-vous ?

À mes pa­rents, pour qu’ils swinguent avec leurs potes.

Note at­tri­buée ?

A, c’est un al­bum de tubes. Ju­lien Mar­got, mu­si­cien dans le groupe Ap­pa­lache. Pré­pare un nou­vel al­bum et une tour­née.

La pre­mière ligne dud livre ?

“Dans la lu­mière du crépuscule, le pay­sage a quelque chose de dé­so­lé.”

Ra­con­tez-nous l’his­toire.

Ga­brielle Cha­nel à tra­vers le prisme de ses amies, qu’elle ha­bille, aime, dé­teste, ja­louse, mal­mène, di­ver­tit, uti­lise...

La phrase qui vous a mar­quée ?

Celle de Mi­sia Sert, la grande com­plice des dé­buts de Ga­brielle Cha­nel, qui évoque les vê­te­ments en jer­sey : “Il faut être drô­le­ment cu­lot­tée pour s’ha­biller d’un sac, même si sur Ma­de­moi­selle Cha­nel, ce sac a du chien.” On n’ima­gine pas à quel point Co­co a ré­vo­lu­tion­né les codes ves­ti­men­taires, li­bé­ré les corps.

Une bonne rai­son de le lire ?

On re­late sou­vent que Co­co doit son suc­cès à ses conquêtes mas­cu­lines. Mais les femmes ont aus­si beau­coup comp­té : Mi­sia Sert fait son édu­ca­tion ar­tis­tique, Ve­ra Bates l’in­filtre dans la haute so­cié­té an­glaise… Co­co Cha­nel, une win­neuse qui a réus­si par sa dé­ter­mi­na­tion, son ta­lent et son su­per réseau de co­pines.

À qui l’of­fri­riez-vous ?

À mon girl band, les Par­ti­cules Com­plé­men­taires, col­lec­tif que je fonde avec huit autres jour­na­listes/blo­gueuses, fans de mode. Des Co­cos en puis­sance !

Note at­tri­buée ?

A. C’est vrai­ment très bien do­cu­men­té. Oli­via da Cos­ta, pho­to­graphe et fon­da­trice du mag “Please !” plea­se­ma­ga­zine.com

La pre­mière scène du film ?

Le soir du nou­vel an, le hé­ros (Da­ny Boon) est em­me­né aux ur­gences. Il semble à l’ar­ticle de la mort. L’am­biance est ner­veuse. Cette en­trée en ma­tière as­sez joyeuse donne tout de suite le ton.

Ra­con­tez-nous l’his­toire.

C’est la vie d’un hy­po­con­driaque de haute vo­lée, pho­to­graphe pour un dic­tion­naire mé­di­cal en ligne. Son médecin et ami (Kad Me­rad) ne le sup­porte plus. Il dé­cide, pour le faire chan­ger, de lui trou­ver une com­pagne.

La scène qui vous a mar­qué ?

Dans un bar, le médecin, hors de lui, ex­plose et se met à frap­per Da­ny Boon, tout en ras­su­rant l’as­sis­tance sur le fait qu’il s’agit de son pa­tient. Hi­la­rant.

Une bonne rai­son d’al­ler voir ce film ?

Pour rire de nos an­goisses, sur­tout celles qui concernent la ma­la­die et que l’on par­tage tous. Il faut es­sayer de dé­dra­ma­ti­ser ces peurs in­con­si­dé­rées et prendre la vie du bon cô­té.

Avec qui iriez-vous le voir ?

Avec mon gé­né­ra­liste pour qu’il réa­lise qu’avec moi, il n’a pas eu à su­bir tout ce que su­bit le médecin de Da­ny Boon !

Note at­tri­buée ?

B+. C’est une bonne co­mé­die, po­pu­laire, di­ver­tis­sante et très drôle. Ch­ris­tophe Ruaults, jour­na­liste et au­teur de “Confes­sion d’un hy­po­con­driaque” (éd. Mi­cha­lon).

La pre­mière ligne dud livre ?

“Il y a quatre ans m’est ve­nue l’idée d’écrire un livre sur l’his­toire de ma sexua­li­té, qui s’in­ti­tu­le­rait « His­toire de ma sexua­li­té ».”

Ra­con­tez-nous l’his­toire.

Il n’y en a pas vrai­ment. C’est plus ou moins un jour­nal in­time dans le­quel l’au­teur dé­crit des scènes de sa sexua­li­té, sou­vent de fa­çon très crue. Tout au long de sa nar­ra­tion, il cite des au­teurs, des phi­lo­sophes, des amis.

Le pas­sage qui vous a mar­qué ?

“Je m’en­dors avec la mau­vaise conscience de me lan­cer dans un pro­jet égoïste, des­ti­né à quelques ama­teurs d’ho­mo­sexua­li­té lit­té­raire. Au ma­tin, la sa­gesse me rap­pelle que la créa­tion ne se jus­ti­fie pas.”

Une bonne rai­son de le lire ?

Pour les quelques ci­ta­tions lou­foques.

À qui l’of­fri­riez-vous ?

Je ne sais pas, j’ai eu du mal à le lire.

Note at­tri­buée ?

C. J’at­tends autre chose d’une lec­ture : de l’éva­sion, de l’in­té­rêt et/ou de l’hu­mour. Dans notre so­cié­té ac­tuelle, dé­jà trop ex­hi­bi­tion­niste, on fi­nit par éprou­ver un cer­tain dé­goût et on pré­fé­re­ra gar­der à dis­tance ces vé­ri­tés par­fois trop crues. Louise-Asa­ko Brun­ner, psy­cho­logue cli­ni­cienne et étu­diante cher­cheur au Centre de re­cherches “Psy­cha­na­lyse et Mé­de­cine”, à l’uni­ver­si­té Pa­ris-Di­de­rot.

JU­LIEN MAR­GOT a écou­té “Af­ter the Dis­co”, de Bro­ken Bells (SSo­ny).) SSor­tie­ti lle 3 fé­fé­vrier. i

JU­LIEN SI­MIAND a lu “Last Exit it to Brook­lyn”, de Hu­bert Sel­by Jr. (éd. Al­bin Mi­chel)

CH­RIS­TOPHE RUAULTS a vu “Su­per­con­driaque”, de Da­ny Boon. Avec Da­ny Boon, Kad Me­rad, Alice Pol. Sor­tie le 26 fé­vrier.

LOUISE-ASA­KO BRUN­NER a lu “His­toire de ma sexua­li­té”, d’Ar­thur Drey­fus (éd. Gal­li­mard).

OLI­VIA DA COS­TA a lu “Cha­nel & Co, Les Amies de Co­co”, de Ma­rieDo­mi­nique Le­lièvre (éd. Denoël)

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