Le coeur­rier de Fio­na Sch­midt

VOUS AVEZ DES QUES­TIONS SUR L’AMOUR AVEC UN GRAND A (OU UN PE­TIT Q) ? FIO­NA SCH­MIDT A LES RÉ­PONSES.

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hère Fio­na, À 29 ans, je suis dé­jà une vieille rou­tarde de l’amour. Hé­las, j’ai eu beau leur je­ter des sorts pour qu’ils m’aiment en­core, j’au­rais mieux fait de les étouf­fer avec l’oreiller après leur avoir cas­sé les dents avec le ré­veil, à tous ces salopards. Or jus­te­ment, j’en ai ren­con­tré un. Ou plu­tôt, c’est lui qui m’a ren­con­trée : moi, j’en ai as­sez d’être pié­ti­née par des connards, je ne suis pas la sur­face de ré­pa­ra­tion de Hu­go Lloris ! Pour­tant, j’ad­mets que pour un homme, il n’est pas trop désa­gréable, il a même rap­pe­lé après qu’on ait cou­ché en­semble, alors qu’il n’avait pas ou­blié sa veste chez moi ! C’est louche, non ? À par­tir de quand dois-je me mé­fier, ô Ma­done de l’amour ? – Char­lotte Chère Char­lotte, Vous exa­gé­rez beau­coup (pe­tit air mo­deste). Après tout, Brad n’est-il pas ren­tré chez An­ge­li­na après notre folle pas­sion ? “Les en­fants…”, san­glo­tait-il en se mou­chant dans mes soc­quettes… Bref. Char­lotte, votre mère vous chan­tai­telle des ber­ceuses où il était ques­tion de votre père et de mort-aux-rats pour vous en­dor­mir ? Non, comme ça, pour savoir. Plu­tôt que d’es­sayer de re­te­nir vos amants, lais­sez-les donc ve­nir à vous, et re­ti­rez ces bar­be­lés au­tour de votre coeur : vous ne ris­quez que d’être agréa­ble­ment sur­prise. Bien à vous. – Fio­na

Chère Fio­na,

Voi­ci main­te­nant deux ans que je suis en couple. Tout al­lait bien jus­qu’à ce que je ren­contre par ha­sard mon pre­mier amour. C’était comme si je l’avais quit­té la veille ! Tout son corps criait : “Mai­son !”, tan­dis que je met­tais mes doigts dans ses oreilles pour ré­sis­ter aux si­rènes de la nos­tal­gie. Hé­las, ma cein­ture de chas­te­té a fi­ni par glis­ser sur mes che­villes – un pro­blème de Ly­cra, sans doute. De­puis, je ne cesse de pen­ser à lui, pour­tant j’aime tou­jours mon fian­cé – en­fin, je crois ! Je n’en­vi­sage ni de le quit­ter ni de re­non­cer à mon amour d’en­fance, alors que faire ? – Mé­gane Chère Mé­gane, Prendre une carte Flying Blue pour avoir des miles ? Mon Dieu, suis-je drôle, même après avoir payé mon pre­mier tiers ! Bien. Mé­gane – où ai-je donc ran­gé mes pin­cettes, j’étais pour­tant sûre de… –, vous êtes dans la merde. Peut-être avez­vous peur de gran­dir, de vous en­ga­ger vrai­ment avec votre Mon­sieur of­fi­ciel, de ris­quer d’être seule ? Si vous étiez rai­son­nable, vous pren­driez des dis­tances avec l’un comme avec l’autre, le temps que le dé­clic se fasse. C’est la bonne nou­velle : le dé­clic fi­nit tou­jours par ar­ri­ver. Ne choi­sis­sez donc pas trop vite, ni trop fort, mais ne lais­sez pas l’un ou l’autre de vos amou­reux choi­sir à votre place, vous n’en souf­fri­riez que da­van­tage. Cou­rage. – Fio­na

Chère Fio­na,

Je crois que mon Mon­sieur n’aime pas ma fa­çon de le fel­la­tion­ner : il ne s’en­dort ni ne rem­plit ses grilles de Lo­to pen­dant que je le be­sogne, certes, mais il ne fait pas trem­bler le lustre avec ses ha­lè­te­ments de plai­sir non plus. C’est vexant, à la fin ! Je suis jeune et in­ex­pé­ri­men­tée, et j’ai vrai­ment be­soin d’une re­cette in­faillible de pipe. Je compte sur vous ! – Mou­nia

Chère Mou­nia,

Il n’existe pas de fel­la­tion uni­ver­selle, c’est une aus­tra­lo­pi­thèque de la tur­lutte qui vous le dit : au-de­là des do & don’t de base (at­ten­tion les dents, at­ten­tion à la pres­sion exer­cée, at­ten­tion aux voi­sins), vous au­rez donc à vous adap­ter aux goûts du ré­ci­pien­daire. Mais s’il est bien éle­vé, ce qui semble être le cas, il ne vous di­ra ja­mais que votre tech­nique lui évoque da­van­tage son pe­tit frère au der­nier ni­veau de F1 Race Stars que le nir­va­na : il s’agit donc de dé­bri­der votre in­tui­tion et, le cas échéant, de chan­ger de tech­nique. Votre cas est très échéant, Mou­nia. Au bou­lot. – Fio­na

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