“On peut être fé­mi­niste et ac­cor­der de l’im­por­tance à son ap­pa­rence”

Be - - PHÉNOMÈNE -

GA­BRIELLE, 23 ANS, chef de pro­jet dans la com

“Je ne me sens pas re­pré­sen­tée par les fé­mi­nistes ac­tuelles. Le sexisme est un fait, je vois bien la drague qui res­semble plus à du har­cè­le­ment. Il faut lut­ter contre toutes ces in­éga­li­tés, mais ça donne aus­si lieu à des abus. Par exemple, je ne com­prends pas pour­quoi on a fait tout un foin pour l’his­toire du “Ma­de­moi­selle” sur les for­mu­laires ad­mi­nis­tra­tifs. Je ne vois pas vrai­ment le pro­blème. Il m’ar­rive aus­si de tom­ber sur des blogs s’in­sur­geant contre des pubs qui ne pré­sentent, à mon sens, au­cun sexisme. Une fois, j’ai ré­agi à l’un de ces billets et on m’a ré­pon­du qu’étant une blo­gueuse qui parle de paillettes toute la jour­née [Ga­brielle tient un blog beau­té, ndlr], je n’avais pas à don­ner mon avis sur un su­jet sé­rieux. Je trouve que ces fé­mi­nistes, qui culpa­bi­lisent les femmes at­ta­chant de l’im­por­tance à leur ap­pa­rence, ne donnent pas en­vie à des filles comme moi de se ral­lier à leur cause. Cet en­ga­ge­ment est louable, mais parce que ces filles-là le re­pré­sentent, je ne peux pas adhé­rer. Pour­tant, si être fé­mi­niste c’est croire en l’éga­li­té des sexes, il me semble ab­surde de ne pas l’être.”

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.