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MAIS...

Be - - PHÉNOMÈNE -

“LA LITTÉRATURE ÉRO­TIQUE EST UN SUB­STI­TUT À UNE VIE SEXUELLE DÉ­FAILLANTE”

2,4

MIL­LIONS

Les chiffres Au­jourd’hui, près de 6 femmes sur 10 ont dé­jà lu un livre éro­tique contre 1 sur 3 en 1970. Des chiffres ti­rés d’une étude Ifop pu­bliée en 2013. D’après leurs au­teurs, “cette pra­tique tend à consti­tuer (comme la por­no­gra­phie chez les hommes), un sub­sti­tut à une ac­ti­vi­té sexuelle dé­faillante”. Hum, hum.

L’ana­lyse pro “La littérature éro­tique est ef­fec­ti­ve­ment à mettre en pa­ral­lèle avec la por­no­gra­phie mas­cu­line, mais elle n’est pas uni­que­ment un sub­sti­tut !, re­la­ti­vise Ghis­laine Pa­ris. Si les images sti­mulent l’ex­ci­ta­tion chez la gente mas­cu­line, lire un ré­cit éro­tique est ex­trê­me­ment ex­ci­tant pour les femmes. Elles ont la li­ber­té de se le re­pré­sen­ter dans leur tête. C’est un en­ri­chis­se­ment. Par ailleurs, des livres comme « Cin­quante nuances de Grey » ont ou­vert la voie au fan­tasme SM. Et il n’y a pas de mal à ça. On peut avoir un fan­tasme de sou­mis­sion sans pour au­tant le trans­po­ser dans la réa­li­té. Et s’il se concré­tise, il se fe­ra sous la forme de jeu (fes­sée, yeux ban­dés, pe­tite mise en scène).” Des pra­tiques “soft” qui sont en nette progression de­puis vingt ans.

Ce qui vou­drait dire que les 2,4 mil­lions de Fran­çaises qui ont dé­vo­ré “Cin­quante nuances de Grey” ren­contrent des dif­fi­cul­tés dans leur sexua­li­té ? In­quié­tant. Et surtout peu pro­bable. Une femme sur quatre a dé­jà re­çu une fes­sée de son par­te­naire, contre 8 % en 1985.

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