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MAIS...

Be - - PHÉNOMÈNE -

“PLUS ON FAIT L’AMOUR AVEC SON PAR­TE­NAIRE, PLUS ON EST HEU­REUX”

Les chiffres Huit, dix ou onze fois par mois... La fré­quence de nos câ­lins va­rie en fonc­tion des études bi­dons. Car quand il s’agit de l’éva­luer, Pi­noc­chio n’est pas loin. En re­vanche, le so­cio­logue amé­ri­cain Tim Wad­sworth s’est pen­ché sur un autre type de don­née : notre bon­heur. D’après ses ré­sul­tats 1, avoir plus de re­la­tions sexuelles que la moyenne aug­men­te­rait notre hap­py cur­seur. Mais ce qui nous rend vrai­ment heu­reux est de pen­ser que notre fré­quence de rap­ports est su­pé­rieure à celle des autres. In­ver­se­ment, plus les autres font l’amour, moins on est heu­reux.

L’ana­lyse pro “Les chiffres en ma­tière de sexua­li­té ont ten­dance à ins­tau­rer une norme, pré­cise la sexo­logue Ghis­laine Pa­ris. Tout le monde cherche à se com­pa­rer. C’est ce que l’on ap­pelle le syn­drome des « douches spor­tives » (En clair, qui a la plus grosse ?). Suis-je va­lable ? Suis-je anor­mal ? Au­tant de ques­tions qui font écho à une no­tion de per­for­mance de plus en plus pré­sente. La fré­quence des rap­ports sexuels est une pré­oc­cu­pa­tion qui re­vient lors de mes consul­ta­tions. La vraie ques­tion à se po­ser ré­side sur deux cri­tères es­sen­tiels : est-ce que cette fré­quence vous pose pro­blème ? Qu’en pense votre par­te­naire ? S’il y a une dis­cor­dance, ce­la va gé­né­rer de la souf­france.” 1. Pu­bliés dans la re­vue “So­cial In­di­ca­tors Re­search”, 2013.

Ain­si, si un in­di­vi­du a deux ou trois rap­ports sexuels par mois, mais pense que ses amis en ont quatre, sa pro­ba­bi­li­té de se sen­tir heu­reux chute de 14 %.

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