J’y étais... Brit­ney Spears à Ve­gas

LE 28 JAN­VIER DER­NIER, AP­PA­REIL PHO­TO DANS UNE MAIN, DDIET COKE DANS L’AUTRE, ON A AS­SIS­TÉ À “PIECE OF ME”, LE RESIDENCY SHOW DE LA CHAN­TEUSE BLONDE À SIN CI­TY.

Be - - SOMMAIRE - — ANDRÉA OTTAVIANI

Nous n’étions même pas ados lorsque, en 1999, à l’époque où les pre­miers coups de coeur ssem­blaient aus­si ha­sar­deux que ll’af­fi­chage d’une ma­chine à sous, oon a dé­cou­vert Brit­ney. Les an­nées oont pas­sé, on a dé­col­lé nos pos­ters, rre­gret­té notre pier­cing au nom­bril, mmais à voir la mixi­té du pu­blic de sses concerts, il faut croire que l’on eest res­tées fi­dèles à l’in­ter­prète dde “Ba­by One More Time”. SSur les ca­na­pés de la – plu­tôt glauque – pre-par­ty, am­bian­cée par des go­go dan­seuses en éco­lières, on trouve de tout : un gros mon­sieur texan ar­bo­rant le T-shirt de l’Onyx Ho­tel Tour de 2004, une bande de blondes per­oxy­dées, sa­pées comme Cher, et puis nous, ma pote et moi, deux Fran­çaises avec seize heures de tra­jet au comp­teur pour seule­ment quelques mi­nutes de show. Dans le hall du Pla­net Hol­ly­wood, on re­trouve tous les cos­tumes de ses clips, dont la robe qu’elle por­tait à l’émis­sion “Star Search”, en 1992, à 10 ans. Of­frez un mor­ceau de l’Étoile de la mort à un geek et vous ob­tien­drez le dixième de notre hys­té­rie de­vant la re­lique en ve­lours stras­sée. La salle, presque en­tiè­re­ment cons­ti­tuée de places as­sises, est comble. Et puisque Brit­ney ma­nie l’art du sus­pense à la per­fec­tion, un compte à re­bours est amor­cé si­tôt l’ou­ver­ture des portes. Con­trai­re­ment à ceux qui l’ont vi­ve­ment critiquée dans la presse, nous sommes conscientes que nous nous ap­prê­tons à as­sis­ter à quatre-vingt-dix mi­nutes de play-back, tout sim­ple­ment parce que Brit­ney fait du play-back de­puis près de dix ans. Mais si, comme nous, cer­tains ont fait plu­sieurs mil­liers de ki­lo­mètres, c’est pour le show, pas pour l’écou­ter a ca­pel­la sur un ta­bou­ret. Pen­dant plus d’une heure, la chan­teuse en­chaîne ses plus grands tubes, dont beau­coup de titres de son troi­sième al­bum “Brit­ney”, et dé­laisse quelque peu le der­nier, “Brit­ney Jean”. La scé­no­gra­phie est épous­tou­flante, les cho­rés, dignes des grandes an­nées, sont me­nées avec une éton­nante éner­gie, no­tam­ment quand elle in­vite To­ny, un spec­ta­teur sur­vol­té, à dan­ser sur scène, avec sa troupe. Pen­dant le chan­ge­ment de ta­bleau, ses clips dé­filent en split screen sur l’écran pa­no­ra­mique, le pu­blic en­tonne les pa­roles, et des fans versent une larme dès la pre­mière note de “Stron­ger”. La jeune femme ap­pa­raît dé­ter­mi­née et, chose rare, épa­nouie. Son spec­tacle, ré­glé comme du pa­pier à mu­sique, donne tort à ses dé­trac­teurs. Car même si on ne peut pas com­pa­rer “Piece of Me” à ses pre­mières tour­nées, il est clair que Brit­ney is back, “stron­ger than yes­ter­day”.

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